Algassimou Diallo, magistrat qui dirigeait l’accusation lors du procès du massacre du 28‑Septembre, a vu sa carrière brusquement compromise après la diffusion d’un enregistrement dont l’authenticité est contestée. L’affaire s’est rapidement imposée sur la scène politique de Guinée, où le rôle de M. Diallo dans le dossier du 28‑Septembre lui avait déjà valu une forte visibilité médiatique et institutionnelle.
La teneur exacte du fichier audio n’est pas ici rapportée, mais sa publication a suffi à provoquer sa mise à l’écart des fonctions qu’il exerçait dans le cadre du procès du 28‑Septembre. Ce procès, l’un des plus sensibles du pays, vise des faits qui continuent d’alimenter tensions et débats sur la mémoire et la responsabilité. L’incident pose des questions immédiates sur la protection des acteurs judiciaires et sur la manière dont des éléments externes peuvent influer sur des procédures en cours.
Deux interprétations concurrentes circulent depuis l’éclatement de l’affaire : pour certains, l’enregistrement s’inscrirait dans une stratégie visant à déstabiliser le pouvoir dirigé par Mamadi Doumbouya ; pour d’autres, il pourrait s’agir d’un règlement de comptes politique interne. Ces hypothèses reflètent l’enjeu plus large de la confiance dans les institutions judiciaires et la polarisation de l’espace public en période de tensions politiques. La controverse met en lumière la fragilité des équilibres entre pouvoir exécutif, instances judiciaires et opinions publiques.
Au-delà du destin personnel d’Algassimou Diallo, l’incident porte des conséquences potentielles pour la crédibilité du procès du 28‑Septembre et pour la perception internationale de la scène judiciaire guinéenne. La nécessité d’une vérification indépendante de l’authenticité de l’enregistrement et d’une clarification des faits apparaît comme un impératif pour dissiper les doutes et préserver la régularité des procédures. À ce stade, la situation demeure floue et l’évolution des investigations déterminera l’impact réel sur la justice et la stabilité politique en Guinée.






