Légers et compacts, les plats lyophilisés sont très appréciés des randonneurs. Ils sont au cœur d’un véritable marché, avec des dizaines de recettes en rayon. Que contiennent vraiment ces plats ? France Télévisions a mené l’enquête.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Après une longue marche en forêt de retour au campement, un indispensable de la survie s’est fait une place dans les sacs à dos : le repas lyophilisé. Le principe : peu de vaisselle, de l’eau chaude et des recettes réconfortantes. Après quelques minutes de cuisson ce jour-là, verdict des papilles. « Je pense que ça manque encore un petit peu de cuisson. Les pommes de terre sont un peu crues. On sent bien l’ail. Ça va », observe une randonneuse.
Conçue pour une longue conservation, la nourriture lyophilisée est appréciée pour son format et sa légèreté. Mais comment la choisir ? Que contient-elle ? Et est-elle bonne pour la santé ? Une équipe de France Télévisions est sortie des sentiers battus. Dans une boutique spécialisée, une large gamme de recettes est vendue jusqu’à 9,90 euros pour un repas. « Un indémodable avec les pâtes à la bolognaise, le taboulé, parce que ça se fait à l’eau froide, c’est assez simple, assez pratique. Le gratin dauphinois, c’est bon, c’est chaleureux, c’est gourmand », décrit David Échallard, responsable d’un magasin Au Vieux Campeur.
Avec au moins 30% de nouvelles gammes en plus en dix ans, le responsable voit les clients affluer et le marché se développer. « On les encourage à tester des plats qu’ils connaissent déjà, et ils sont assez séduits. Une fois qu’ils ont commencé, ils y reviennent assez souvent, parce que ce sont des valeurs sûres. C’est un essor qui ne fait que continuer, des nouvelles marques qui ne font que continuer d’apparaître, pour pouvoir proposer un large choix à tout le monde », explique-t-il.
Mais avant d’être conditionné en sachet, il faut bien les mitonner. Dans des cuisines à Anderlecht (Belgique), près de Bruxelles, les produits sont sélectionnés et cuisinés sur place. Puis, vient la lyophilisation. Pour cela, deux techniques : la congélation ou la déshydratation. « Donc là, on met le tikka masala en déshydratation. Ça va partir pour 14 heures et après, on aura un repas sec avec lequel on pourra remettre de l’eau bouillante et enfin, réhydrater et le manger en aventure », explique Victor de Bueger, le cofondateur de Lowpact.
Résultat: 12,90 euros pour ce tikka masala lyophilisé. Mais ces produits sont-ils bons pour la santé ? France Télévisions a apporté plusieurs plats à un diététicien. Selon lui, ils sont bien adaptés aux besoins des sportifs. « Puisqu’on est dans une activité musculaire, nous avons absolument besoin d’avoir un peu plus de 20 grammes de protéines. Ici, nous sommes à 24 grammes, c’est indispensable de vérifier ça en première intention », note Laurent Dufay, nutritionniste.
Un petit bémol, en revanche : peu de vitamine. « Mais il ne faut pas se voiler la face. Ce procédé de conservation va enlever les vitamines qui sont sensibles », précise le spécialiste. Des produits utiles et bien adaptés pour partir à l’aventure donc, mais pas recommandés pour une consommation quotidienne.
Source:
www.franceinfo.fr






