- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilSantéProtection, gamme de prix... Que valent vraiment les t-shirts anti-UV ?

Protection, gamme de prix… Que valent vraiment les t-shirts anti-UV ?

Avez-vous opté pour vos enfants ou petits-enfants pour un t-shirt de protection anti-UV ? Depuis quelques années, l’offre s’est multipliée, séduisant de nombreuses familles, le préférant à la crème, qui doit être posée toutes les heures. Cependant, sont-ils réellement efficaces et protecteurs contre le soleil ? France Télévisions a enquêté.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Pour une famille, une fois sur la plage, toujours le même réflexe : enfiler leur t-shirt anti-UV. Une seconde peau qui accompagne Raphaëlle et ses enfants jusque dans l’eau. « Il y a des tas de maladies à cause du soleil et si on peut protéger notre peau, et surtout celle des enfants, même les jours où, comme aujourd’hui, il y a un petit peu de nuages… Le soleil tape donc il faut se protéger », estime la maman. « Pour moi, c’est plus rassurant que de la crème solaire, parce que la crème, je me dis si j’en ai mal mis à un endroit, peut-être que je peux avoir un coup de soleil », confie son fils.

Mais quel est le secret de ces vêtements ? À Annecy, Nicolas Merian, cofondateur de Ker Sun, en conçoit depuis sept ans. Il l’assure, il n’y a aucun ajout de produits chimiques. La principale différence entre un t-shirt classique et sa version anti-UV, c’est le tissage. « Sur un tissu non anti-UV, on voit qu’il y a de nombreux trous. Et donc, en l’occurrence, le tissu n’est pas assez serré pour bloquer naturellement les UV. Par contre, sur le tissu anti-UV, là, on voit qu’il n’y a plus de trous noirs, il n’y a plus de points noirs. Et, mécaniquement, les fils et le tissage sont très denses, ce qui nous permet vraiment de bloquer les UV », explique-t-il en montrant deux tissus au microscope.

L’offre de vêtements anti-UV n’a jamais été aussi importante. Dans les rayons d’une enseigne à La Baule (Loire-Atlantique), les ventes de ces produits ont été multipliées par 10 en 10 ans. « Notre rayon de vêtements anti-UV se décline du bébé, aux juniors, aux adultes et aux femmes. Au départ, c’était des trucs un peu plus techniques pour les surfeurs, on va dire. Et maintenant que c’est passé plutôt grand public, on est passé à 15-20 modèles », indique Jérôme Guilloux, gérant de la boutique Ride All – La Baule.

Comme les crèmes solaires, les vêtements anti-UV ont leur propre indice de protection, la mention « UPF ». Pour des t-shirts, c’est 50+. Des modèles vendus de quelques euros sur internet à une soixantaine d’euros en magasin.

Mais ces vêtements sont-ils vraiment tous efficaces ? Faut-il mettre le prix pour être mieux protégés ? Pour vérifier, nous avons apporté trois t-shirts anti-UV dans un laboratoire spécialisé. « On teste ici l’efficacité du textile vis-à-vis du rayonnement ultraviolet. Plus elle est basse, cette ligne, plus le vêtement est photoprotecteur », précise Laurence Coiffard, experte en protection solaire.

Les trois produits sont tous en polyester blanc, mais vendus à des prix bien différents, de 4 à 57 euros. « Sur celui-ci, à 4 euros, le tissage est beaucoup plus lâche et il n’affiche pas d’UPF. J’ai envie de dire, heureusement, puisque la valeur que nous avons trouvée n’est que de 5. Ce vêtement à 8 euros assure une très bonne protection dans l’ultraviolet. La preuve qu’il n’est pas nécessaire de mettre le prix pour être mieux protégé », constate l’experte. Le t-shirt à 57 euros tient lui aussi ses promesses.

Pour être reconnu comme anti-UV, un vêtement doit atteindre un indice UPF d’au moins 40, selon la norme européenne.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img