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"Nous ne pouvons pas suspendre toutes les décisions jusqu'en 2027" : Sébastien Lecornu ne souhaite pas attendre la présidentielle pour trancher des arbitrages budgétaires

« Il faut avoir l’honnêteté de proposer une direction (budgétaire) maintenant, et l’humilité d’accepter que les Français puissent ensuite décider d’en changer. C’est la démocratie », a estimé le Premier ministre dans un entretien à « Paris-Match » publié mercredi.


Publié le 22/07/2026 08:56

Temps de lecture : 1min

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 22 juillet 2026. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Sébastien Lecornu prévient que le gouvernement ne pourra « pas suspendre toutes les décisions » notamment budgétaires jusqu’à la présidentielle de 2027 pour réduire le déficit, se disant « pas très optimiste » sur le respect des objectifs en la matière pour 2026 et 2027. « Il faut avoir l’honnêteté de proposer une direction (budgétaire) maintenant, et l’humilité d’accepter que les Français puissent ensuite décider d’en changer. C’est la démocratie. Mais nous ne pouvons pas suspendre toutes les décisions jusqu’en 2027 », affirme le Premier ministre dans un entretien, publié mercredi 22 juillet, par Paris-Match.

Il juge « préoccupant, grave même » le niveau de la dette et du déficit du pays « parce qu’il limite notre liberté d’action et nous place en situation de vulnérabilité », assurant que « la réduction du déficit reste la priorité ». Interrogé pour savoir si les objectifs en matière de déficit fixés pour 2026 et 2027 sont encore atteignables, le locataire de Matignon reconnaît qu’il n’est « pas très optimiste ». Le gouvernement prévoit un déficit à 5% du produit intérieur brut en 2026, après 5,1% en 2025.

« La guerre en Iran et ses conséquences sur les prix de l’énergie n’étaient prévues par personne, elles pèsent donc considérablement sur 2026. Sans oublier le surcoût de l’activité de nos forces armées dans le Golfe », explique le chef du gouvernement. Pour 2027, « beaucoup dépendra de notre capacité à mettre en œuvre » des réformes, qu’il veut « structurelles, même modestes » dans le prochain budget.

Malgré l’absence de majorité parlementaire et la campagne présidentielle à venir, qui rendent l’équation quasi-impossible, Sébastien Lecornu répète vouloir qu’un budget soit adopté « dans l’hiver » pour ne pas entraver le futur président qui sera élu en mai. « Les candidats qui chercheraient à empêcher tout budget à l’automne prendraient la responsabilité de condamner leur propre première année de quinquennat », met-il en garde.


Source:

www.franceinfo.fr

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