Un accord entre députés et sénateurs a été trouvé jeudi en commission mixte paritaire, entre députés et sénateurs, au sujet de cette loi controversée, notamment décriée par les associations environnementales.
Publié le 17/07/2026 06:57
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« C’est fou de ne pas voir ce mur qui nous arrive dans la figure », alerte jeudi 16 juillet sur France Inter Claudine Joly, membre du réseau agriculture de l’organisation France Nature environnement, après l’accord trouvé en commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d’urgence agricole.
Jeudi, députés et sénateurs sont parvenus à un compromis sur ce projet gouvernemental, sans apaiser les critiques autour de mesures contestées sur la gestion de l’eau et la réintroduction de pesticides interdits. Après plus de six heures de discussion, quatorze parlementaires des deux chambres, réunis à huis clos au Sénat, ont abouti à un texte commun sur ce projet déposé en réponse à la colère des agriculteurs cet hiver.
Pour Claudine Joly, ce compromis est « un recul, un retour en arrière ». Elle estime que « c’est insupportable de voir revenir des molécules de ce type-là sur le marché en France ». La militante affirme que « ces familles-là [de pesticides] […] ont un très fort impact d’un point de vue environnemental ». Ces pesticides « persistent dans les sols », ajoute-t-elle. On les « retrouve dans tous les milieux, même ceux non traités, avec un impact extrêmement fort sur la biodiversité ».
« On va vers l’extinction totale des insectes qui sont à la base des chaînes alimentaires », s’alarme Claudine Joly, également inquiète des « impacts sur la santé humaine ». Le texte doit désormais être soumis à un ultime vote à l’Assemblée nationale lundi soir et au Sénat mardi, en vue d’une adoption définitive.
Source:
www.franceinfo.fr






