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Loi d'urgence agricole : le Parlement privilégie la compétitivité

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Le Parlement a définitivement adopté la loi d’urgence agricole, un texte très attendu par les producteurs. Simplification administrative, stockage de l’eau, réintroduction encadrée de certains insecticides jugés problématiques par les défenseurs de l’environnement… Le gouvernement veut redonner des marges de manœuvre aux exploitants, malgré une vive controverse qui a conduit la ministre de la Transition écologique à présenter sa démission.

Le texte de 67 articles adopté mardi 21 juillet par l’Assemblée nationale simplifie plusieurs procédures administratives, facilite certains projets de stockage de l’eau pour l’irrigation et renforce la protection des exploitations agricoles.

Il prévoit également, sous des conditions très strictes et après autorisation de l’Anses, la réintroduction de deux insecticides pour seulement quatre cultures. Pour les défenseurs de la loi, l’objectif est de réduire les distorsions de concurrence avec plusieurs pays européens où ces produits restent autorisés.

Cette disposition, introduite au Sénat, a cristallisé les oppositions. Les associations environnementales dénoncent un recul pour la biodiversité, tandis que la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, opposée au texte, a annoncé qu’elle présenterait sa démission au président de la République.

La loi intervient alors que les agriculteurs affrontent une sécheresse persistante, la hausse des coûts de production et une concurrence internationale accrue. Avec près de 400 000 exploitations et environ 760 000 actifs permanents, l’agriculture représente encore près de 3,5 % du PIB français, même si le nombre d’exploitations a été divisé par trois en quarante ans.


Source:

www.france24.com

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