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Le nombre de faillites d'entreprises pourrait atteindre entre 71 000 et 75 000 d'ici la fin de l'année 2026

L’AGS prévoit de verser 2,6 milliards d’euros aux salariés d’entreprises en difficulté en 2026. Un bilan aggravé par de lourds plans sociaux ces derniers mois.


Publié le 13/07/2026 12:23

Temps de lecture : 1min

Une pancarte fermeture définitive et une grille baissée devant un magasin en faillite. (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Un « record historique ». Le fonds de solidarité AGS prévoit de verser jusqu’à 2,6 milliards d’euros aux salariés d’entreprises en difficulté en 2026, , a appris France Inter auprès de l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS). Le nombre de faillites pourrait atteindre entre 71 000 et 75 000 d’ici la fin de l’année, selon l’organisme.

Depuis le début de l’année, l’AGS, qui vient en aide aux entreprises à court de liquidité, a déjà avancé 1,3 milliard d’euros, « un triste record sur un semestre », a déploré samedi sur France Inter Antonin Blanckaert, directeur général de l’AGS. « Et effectivement, les projections d’activité nous laissent entrevoir une fin d’année dans des proportions qui n’ont jamais été atteintes », ajoute le directeur général.

Cette situation se dégrade, alors même que 2025 avait déjà été une année record avec plus de 2,2 milliards d’euros avancés. L’AGS table donc sur une augmentation de 400 millions d’euros, soit 16%, d’ici la fin de l’année. Un bilan aggravé par de lourds plans sociaux ces derniers mois.

Antonin Blanckaert prend comme exemple celui du verrier Arc, dans le Pas-de-Calais, placé en redressement judiciaire en janvier dernier et qui a été repris en mars. Un dossier « exceptionnel de par son ampleur, de par les volumes financiers sur lesquels on intervient, avec des salaires et une ancienneté moyennes qui sont plus significatifs que dans d’autres secteurs d’activité, explique le directeur général de l’AGS. De fait, le montant des sommes avancées s’en retrouvent percuté d’autant. »

L’AGS s’alimente via un système de cotisation patronale, avec 0,25% de la masse salariale des entreprises qui lui est reversé directement. Un taux relevé il y a deux ans et qui suffit, pour l’instant, à assurer le fonctionnement du système.


Source:

www.franceinfo.fr

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