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Festival d'Avignon : "Ne soyez pas celui qui aura tout détruit", écrivent des professionnels du théâtre à Emmanuel Macron

Dans une tribune adressée au président, les signataires dénoncent les coupes budgétaires à répétition et celles qui s’annoncent, estimant qu’il y a urgence à défendre le service public de l’art et de la culture.


Publié le 13/07/2026 17:27

Temps de lecture : 1min

Des participants à la manifestation organisée par la CGT Spectacle contre les coupes budgétaires dans le milieu de la culture, à Avignon, le 9 juillet 2026. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Des metteurs en scène programmés au Festival d’Avignon ont exhorté Emmanuel Macron à annuler « immédiatement » les coupes budgétaires dans le spectacle vivant qui menacent, selon eux, de « défaire ce que des décennies de politique culturelle ont patiemment construit ».

« L’heure est venue de choisir de quel côté de l’histoire vous voulez vous tenir. Ne soyez pas celui qui aura tout détruit », indique leur tribune lue dimanche 12 juillet au soir à Avignon et signée notamment par Julien Gosselin, qui a ouvert le In d’Avignon avec la pièce Maldoror, et Rébecca Chaillon qui y présente La Parabole du seum.

En amont du festival, 28 structures du spectacle vivant, dont de nombreux opéras et des orchestres, avaient déjà écrit au président français pour dénoncer l’annulation de dotations prévues pour le second semestre 2026. Selon le ministère de la Culture, une partie de ces fonds seront versés, mais 10% du montant total sont en négociation avec Bercy.

« Les coupes budgétaires à répétition et celles qu’on nous annonce nous obligent à crier, tant il y a urgence », écrivent les auteurs de la tribune, alors que le budget de la culture ne représente selon eux que 0,7% du budget de l’Etat. « Le service public de l’art et de la culture n’est pas davantage un privilège accordé aux artistes que l’hôpital ne l’est aux soignants, ou l’école à celles et ceux qui y enseignent. Il est un bien commun », écrivent ces professionnels, parmi lesquels figurent également des chorégraphes.

« Spectacles déprogrammés, saisons amputées à la dernière minute, équipes artistiques, techniques et administratives précarisées et épuisées, lieux contraints de renoncer à leurs missions… Est-ce ce paysage de ruine que vous voulez laisser derrière vous ? », indique leur tribune.


Source:

www.franceinfo.fr

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