Annonce publicitairespot_imgspot_img

Factures qui s'alourdissent, chiffre d'affaires en baisse… Les conséquences de la hausse du prix du pétrole pour les professionnels

Les carburants dépassent à nouveau les 2 euros le litre. Une hausse qui fragilise les professionnels du tourisme, notamment les taxis et les compagnies de transport. Leurs factures s’alourdissent, leurs marges se réduisent et les aides sont parfois jugées insuffisantes ou toujours attendues.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Pour Stan Srejic, chauffeur de taxi de Normandie, l’été, en théorie, est sa meilleure saison. Les clients sont nombreux, mais le passage à la pompe ces derniers jours remet tout en cause. « Il est à 2,18 euros. Et avant la flambée des prix, il était à 1,60 », observe-t-il. Il surveille le prix du diesel comme le lait sur le feu. Il lui en faut 600 litres chaque mois. « Cela représente 300 euros à peu près mensuels supplémentaires, qu’on ne répercute pas sur le prix des courses parce que c’est un tarif préfectoral qu’on ne peut pas toucher », déplore-t-il. Pour l’aider, l’État a décidé de lui reverser plus rapidement une partie des taxes qu’il paie pour faire le plein. « C’est toujours ça, comme on est des gros consommateurs de carburant, forcément », ajoute le professionnel.

Des aides qu’une compagnie de transport, elle, attend toujours : 250 euros par autocar. Elle en a 40. Elle a donc droit à 10 000 euros. Insuffisant, alors que le diesel flambe à nouveau. « Ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qu’on dépense au niveau du carburant. Pour le mois de juin, on a brûlé 90 000 litres de gasoil sur le mois, ce qui a représenté 270 000 euros, soit le premier poste de dépense devant la masse salariale », calcule Sabrina Maleama, directrice des opérations des Cars Paulon.

Une situation d’autant plus difficile que les sorties en car qu’elle facture à ses clients sont de moins en moins rentables. « Il y a des prestations sur lesquelles nous perdons de l’argent. Nous sommes obligés de supporter les tarifs que nous avons signés il y a deux ou trois ans. Ça a été signé à une époque où le gasoil était beaucoup moins onéreux qu’actuellement », explique-t-elle. Elle comptait sur l’été pour remplir ses caisses. Mais avec la canicule, les transports d’enfants en sortie scolaire ou centre de loisirs ont été annulés. C’est la moitié de son chiffre d’affaires pour le mois de juin qui a disparu.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img