Dans un entretien accordé à un média algérien, l’ambassadeur de France Stéphane Romatet a affiché la volonté de Paris d’accélérer la délivrance des visas.
Publié le 17/07/2026 17:28
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Le monde politique français est en émoi, vendredi 17 juillet, après la sortie de l’ambassadeur de France en Algérie. Stéphane Romatet a évoqué une « hausse » du nombre de visas délivrés aux Algériens pour « revenir probablement » au niveau d’avant-crise entre les deux pays, soit 250 000 par an.
Tout est parti d’un entretien filmé diffusé mercredi par le site d’information Tout sur l’Algérie, avec le diplomate revenu à Alger début mai, un an après avoir été rappelé à Paris. « Avant la crise, nous délivrions à peu près 250 000 [visas] par an. Ce chiffre a chuté et notre objectif, c’est de faire en sorte (…) que ce chiffre puisse redémarrer à la hausse et revenir probablement au niveau qui était celui antérieur à la crise », a-t-il déclaré.
Cet « objectif » affiché est justifié par la volonté de « préserver les liens humains » entre les deux pays, afin que « la population ne subisse pas les conséquences » des tensions diplomatiques, a-t-il expliqué.
Ces déclarations ont vivement fait réagir les tenants français d’une ligne dure à l’égard d’Alger, à commencer par Jordan Bardella. Le président du Rassemblement national a dénoncé sur X une « capitulation du macronisme face au régime algérien (…) malgré les provocations et la détention d’un journaliste français », Christophe Gleizes, emprisonné depuis plus d’un an. Son allié Eric Ciotti (UDR) a renchéri, dénonçant « une capitulation, une humiliation, une trahison ».
Même tonalité chez le patron des Républicains, Bruno Retailleau, ex-ministre de l’Intérieur partisan du bras de fer avec Alger. « La diplomatie n’est pas l’aplaventrisme », tonne le candidat à la présidentielle qui veut que la France exige des contreparties.
De son côté, le ministère des Affaires étrangères assure être « dans une dynamique de réengagement avec l’Algérie, centrée sur nos intérêts ». « La délivrance de visas aux ressortissants algériens ne fait pas partie des sujets discutés dans le cadre de cette relance et aucun objectif chiffré n’a été fixé », a ajouté le Quai d’Orsay.
Source:
www.franceinfo.fr






