- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilSociétéViolences sexuelles dans le périscolaire : 18 mois de prison avec sursis...

Violences sexuelles dans le périscolaire : 18 mois de prison avec sursis requis contre un animateur


Publié le 05/05/2026 22:35

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

Dans la matinée du mardi 5 mai, le premier procès du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Un animateur d’une école parisienne est jugé pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Ce mardi soir, 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Capuche sur la tête et masque sur le visage. Derrière son avocat, tête baissée, le prévenu s’engouffre dans la salle d’audience. Cet animateur périscolaire doit répondre de harcèlement et agressions sexuelles aggravées sur neuf fillettes de CM2 qui ont dénoncé ces agissements. Des petites victimes d’à peine 10 ans dont les parents saluent le courage.

« Elles ont fait preuve d’une maturité, d’une lucidité remarquable. Nous espérons que ce procès donnera à d’autres enfants victimes la force de parler. et leur permettra de comprendre que ce qu’ils subissent n’est ni normal ni acceptable », a déclaré Pénélope, mère d’une victime. L’affaire commence à l’automne 2024 dans cette école parisienne, lorsque neuf fillettes passent la porte du bureau de la directrice pour dénoncer le comportement d’un animateur périscolaire. Elles évoquent les surnoms qu’ils leur donnent tels que : « mon bébé d’amour », « ma délicieuse », mais aussi des câlins très appuyés et des attouchements au niveau de la poitrine.

« Pendant un an et demi, on n’a pas compris le mal-être de notre fille. Elle avait très clairement un imaginaire qui était pollué par de la sexualité, de la violence. Le prévenu, il n’a manifestement pas très bien compris qu’il a abîmé ses enfants. », déplore le père d’une victime.

Nicolas G, ex-animateur périscolaire, âgé de 47 ans au Casier-Vierge, a toujours nié les faits, évoquant de simples remarques maladroites. L’accusation a requis à son encontre 18 mois avec sursis et obligations de soins. Son jugement est mis en délibéré. Nicolas G. est le premier animateur à être jugé depuis qu’a éclaté l’an dernier le scandale des violences dans le périscolaire parisien. Aujourd’hui, des dizaines de plaintes seraient en attente.

« Il y a une saturation au niveau de la brigade de protection des mineurs et de la justice pour traiter ces affaires puisqu’on voit qu’à chaque fois il n’y a pas une victime mais quand il y a un signalement c’est souvent des dizaines d’enfants qui sont concernés », détaille Elisabeth Guthmann, co-fondatrice de « SOS Périscolaire ». Depuis le début de l’année, 78 animateurs périscolaires ont été suspendus à Paris, dont 31 pour soupçon d’abus sexuels.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img