Publié le 05/05/2026 16:19
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Ce mardi 5 mai s’ouvre le premier procès du scandale des violences dans le périscolaire à Paris. Un animateur de 47 ans est poursuivi pour harcèlement et agression sexuelle sur neuf enfants. Les faits se seraient produits en 2024.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L’affaire commence à l’automne 2024 dans une école primaire du XIe arrondissement de Paris. Neuf fillettes en classe de CM2 poussent la porte du bureau de la directrice pour dénoncer le comportement déplacé d’un animateur périscolaire. Elles évoquent notamment les surnoms qu’il leur donne tels que « Mon bébé d’amour » ou encore « ma délicieuse ». Il leur raconte également des histoires de viols et de meurtres. Mais elles dénoncent aussi des câlins très appuyés et des attouchements au niveau de la poitrine. « Pendant un an et demi on n’a pas compris le mal-être de notre fille. Elle avait clairement un imaginaire qui était pollué par de la sexualité et de la violence. Le prévenu j’aurai besoin de lui dire qu’il n’a pas très bien compris qu’il avait abîmé ces enfants », déclare le père d’une fillette concernée.
Nicolas G., l’ex-animateur périscolaire est âgé de 47 ans, son casier est vierge placé sous contrôle judiciaire il comparait libre ce mardi 5 mai, accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles aggravées. Le prévenu encourt 10 ans de prison. Il nie les faits et évoque de simples remarques maladroites. Les familles des fillettes, elles, attendent beaucoup du procès. « Elles sont très impatientes de voir ce que cet animateur va dire en audience et comment il va expliquer ces agissements. Et puis surtout que le tribunal correctionnel rentre en voie de condamnation à l’encontre de cet animateur et que surtout il soit mis hors d’état de nuire », indique maître Julie Chalumeau, avocate des familles d’enfants de victimes.
Il est le premier animateur à être jugé depuis qu’a éclaté le scandale des violences dans le périscolaire il y a un an. Un premier pas rassurant pour certains parents. « On sent que ce sont des sujets sur lesquels la parole se libère. C’est un problème qui est peut-être pris plus sérieusement par la mairie de Paris », estime un parent d’élève. Depuis le début de l’année, 78 animateurs périscolaires ont été suspendus à Paris, dont 31 pour soupçons d’abus sexuels.
Source:
www.franceinfo.fr





