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Un animateur jugé à Paris pour agressions sexuelles sur des enfants : le collectif SOS Périscolaire salue un "signal assez fort"

« À Paris, les plaintes étaient toujours classées sans suite », souligne Anne, l’une des cofondatrices du collectif. « Pour une fois, la parole des enfants a été entendue ».


Publié le 05/05/2026 13:49

Temps de lecture : 1min

Anne et Élisabeth, deux mères de famille, ont créé le collectif SOS périscolaire. (FRED DUGIT / MAXPPP)

Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, salue mardi 5 mai sur franceinfo le « signal assez fort » que constitue l’ouverture du procès d’un animateur périscolaire jugé pour agressions sexuelles dans une école du 11e arrondissement de Paris. « À Paris, les plaintes étaient toujours classées sans suite. C’est tout de même un signal assez fort que, pour une fois, la parole des enfants a été entendue et que la plainte ait été instruite », estime-t-elle.

Pour Anne, ce procès est « assez symptomatique des dysfonctionnements habituels » observés « dans toute la France ». Elle dénonce notamment un manque de surveillance : « Personne n’a réagi. On voit bien que l’animateur était en solitaire avec les enfants, que personne ne supervisait ses activités ». La cofondatrice du collectif pointe également un « manque de collaboration entre l’éducation nationale et les collectivités locales ». Si elle salue le plan d’action mis en place à Paris contre les violences faites aux enfants, elle estime qu’il comporte « quelques trous dans la raquette ».

Une lettre cosignée par près de 4 000 Parisiens avec plusieurs recommandations doit être remise mardi au maire de Paris, précise Anne. Elle appelle à des « mesures beaucoup plus pratiques », comme la présence de « binômes d’animateurs » ou, « a minima », de « deux groupes au même endroit », afin d’éviter qu’un adulte se retrouve seul avec des enfants. Elle réclame aussi des trombinoscopes : « Les Parisiens veulent savoir qui s’occupe de leur enfant, à quel moment, ça paraît la base ». Anne souligne par ailleurs que, « dans certaines affaires, les plaintes sont portées sous X parce que les parents n’arrivent même pas à avoir ni les plannings, ni les noms des animateurs incriminés ».

L’animateur jugé mardi devant le tribunal correctionnel, est accusé notamment de harcèlement sexuel sur neuf fillettes de CM2 et même d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Il a exercé comme vacataire pendant une vingtaine d’années. « Comment est-il possible que ça ait duré si longtemps et que personne ne se soit jamais aperçu de rien ? », s’interroge Anne.


Source:

www.franceinfo.fr

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