« La guerre en Iran nous démontre tous les jours que dépendre exagérément d’un endroit du monde pour une de nos matières premières est un handicap », a déclaré le ministre de l’Économie, Roland Lescure, lors d’un déplacement à Lacq (sud-ouest) avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.
Dans cet ancien bassin gazier en reconversion, ils se sont rendus sur le site de Caremag, une usine franco-japonaise de raffinage de terres rares et de recyclage d’aimants dits permanents, en construction depuis un an et dans laquelle l’État a investi 106 millions d’euros.
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D’ici 2030, sa production doit couvrir 100% de la demande française.
Les minerais dits critiques ou stratégiques — au programme d’une visioconférence spéciale du G7 ce jeudi, a annoncé M. Lescure — incluent des dizaines de matériaux dont le cobalt, le nickel, le manganèse, le graphite et le lithium, ainsi que les terres rares.
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Terres rares : 17 éléments métalliques , certains indispensables pour les éoliennes et les voitures électriques
Cette catégorie bien définie regroupe 17 éléments métalliques, dont quatre servent à produire des aimants permanents (résistants à la démagnétisation), indispensables aux éoliennes ou aux voitures électriques par exemple.
Pour l’heure, la Chine concentre les différents maillons de la chaîne de valeur des aimants permanents à base de terres rares mais le plan gouvernemental vise à s’affranchir de ce monopole en diversifiant et en sécurisant les pays d’approvisionnement.
Les conditions d’accès à la garantie des projets stratégiques (GPS) seront assouplies dans ce secteur, afin de rendre les acheteurs français plus attractifs, et le crédit d’impôt industrie verte, prolongé jusqu’en 2028, sera désormais accessible à tous les projets de raffinage de terres rares, alors qu’il était fléché jusqu’ici vers l’éolien.
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Autre mesure, le prochain appel d’offres pour l’éolien offshore mettra l’accent sur l’origine géographique des aimants permanents, que la France veut promouvoir aussi dans la labellisation des moteurs électriques « made in Europe ».
Quant aux constructeurs automobiles candidats aux aides du plan France 2030, ils devront justifier de cette diversification pour être éligibles, ont souligné les ministres.
Le gouvernement s’est dit enfin « ouvert à discuter avec des traders en matières premières » pour mieux sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques.
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