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Smartphones et contrôle parental : en Corée du Sud, des élus demandent une version "dépouillée" des téléphones pour les enfants

Le débat sur la dépendance des plus jeunes aux smartphones enfle partout dans le monde. La Corée du Sud est particulièrement inquiète et des parlementaires se demandent même s’il ne faudrait pas imposer des téléphones « dépouillés » , sans possibilité de surfer sur internet ou d’aller sur les réseaux sociaux, aux enfants du pays.


Publié le 06/05/2026 09:23

Temps de lecture : 1min

En France, 55% des 9-11 ans passaient déjà plus de 2 heures par jour devant les écrans, en moyenne en 2022. Des chiffres en augmentation. Photo d’illustration (LP / Arnaud Journois / MAXPPP)

Le grand syndicat coréen des enseignants a publié début mai une nouvelle étude sur le temps passé par les jeunes sur leur téléphone. L’enquête montre que 49% des élèves de CM1 et de CM2 utilisent leurs smartphones plus de deux heures par jour, après l’école (en France, c’est pire, avec 55%). Chez les 6eme, en Corée, 16,5% déclarent même qu’ils passent plus de quatre heures par jour sur leur appareil. Beaucoup d’enfants reconnaissent que cette dépendance aux smartphones pèse sur la qualité de leurs études et provoque des conflits avec leurs parents.

Ces chiffres ont bien sûr relancé le débat politique sur la place des smartphones. Des élus de la commission de l’Éducation à l’Assemblée nationale suggèrent donc de créer une nouvelle gamme d’appareils pour les jeunes : des smartphones dépouillés, c’est-à-dire qu’ils serviraient seulement à passer des appels ou des messages. On ne pourrait pas y surfer sur les sites internet, ni jouer, ni aller sur les réseaux sociaux.

Le ministère de l’Éducation explique que c’est un sujet sensible. Aujourd’hui, les parents achètent toujours ce qu’ils veulent pour leur enfant. Mais certaines sociétés proposent quand même ce que l’on appelle en Corée des « gongshin-pon », c’est-à-dire « des téléphones de bons élèves ».

Ce sont des appareils qui ont été modifiés, non pas par les fabricants, mais par des revendeurs. Ceux-ci brident les smartphones avec des logiciels, pour empêcher un accès à Internet ou à certaines applications. Beaucoup de familles achètent ces « téléphones d’études », qui ont aussi une fonction de surveillance. Les parents reçoivent une alerte si leur enfant est géolocalisé dans une zone où il n’est pas supposé aller.

D’autres pays d’Asie ont commencé à imposer ce genre de téléphones dépouillés aux enfants. En Chine, le gouvernement a demandé à tous les fabricants de smartphones d’installer dans leurs appareils « un mode d’utilisation pour les mineurs ». Mais les parents ont le choix de l’activer ou non, ce n’est pas obligatoire.

S’ils activent cette fonction, il y a automatiquement des restrictions sur le temps d’écran : une heure par jour pour les moins de 16 ans, deux heures pour les 16/18 ans. Et surtout, il n’est plus possible d’accéder à la moindre application entre 22h et 6h du matin.


Source:

www.franceinfo.fr

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