Publié le 05/05/2026 17:54
Mis à jour le 05/05/2026 18:28
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Les maires auront bientôt le droit d’installer des radars là où ils le souhaitent. Ces radars coûtent toutefois très cher pour les finances d’une petite ville et la mesure fait débat.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), en région parisienne, un radar contrôle la vitesse des automobilistes en ville. Il a été financé par l’État, comme tous les radars automatiques de France. L’année prochaine, grâce à une nouvelle loi, le maire pourra en installer deux autres, mais cette fois-ci à ses frais. « Il y a moins d’un mois, une dame de 58 ans s’est fait renverser par un véhicule et est décédée des suites de ses blessures dans les jours qui ont suivi. Donc l’idée, c’est d’installer un radar ici très précisément sur ce feu-là et sur le feu juste en bas, ici », explique Régis Charbonnier, maire (PS) de Boissy-Saint-Léger.
Ici, les habitants sont partagés. Un radar automatique coûte très cher, entre 100 000 et 160 000 euros. Et ensuite, il y a des frais d’entretien et de réparation en cas de vandalisme, ce qui explique que les maires sont très réticents. Pour l’Association des maires de France, c’est une charge supplémentaire sans compensation financière. Le maire de Boissy-Saint-Léger est aussi sur cette ligne. « La commune est prête à faire cet effort-là pour protéger les habitants, à condition que l’État nous reverse le produit des amendes de police pour les financer », explique le maire de Boissy-Saint-Léger. Le lieu d’implantation des radars sera soumis à l’accord de la Préfecture après une enquête sur les risques d’accident. Pour le moment, environ 4 750 radars automatiques sont installés le long des routes de France.
Source:
www.franceinfo.fr





