Après la polémique suscitée par la “résurrection” de Val Kilmer grâce à l’IA, l’Académie des Oscars précise que seuls les humains pourront prétendre aux prix d’interprétation et de scénario. Sans toutefois bannir totalement l’utilisation de l’IA.
Le film « As Deep as the Grave » ressuscite Val Kilmer grâce à l’IA. L’acteur américain avait prévu de participer au film avant d’être emporté par la maladie. (Cette photo a été générée par IA.) A Visionary Film
Publié le 02 mai 2026 à 11h18
Mis à jour le 02 mai 2026 à 11h27
Les acteurs et les scénarios générés par intelligence artificielle ne seront pas éligibles aux Oscars, a annoncé vendredi l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. L’Académie, qui gère la plus prestigieuse récompense de l’industrie cinématographique américaine, a publié vendredi une mise à jour de son règlement. « Dans les catégories réservées aux acteurs, seuls les rôles crédités au générique officiel du film et dont il peut être démontré qu’ils ont été joués par des êtres humains avec leur consentement seront considérés comme éligibles », précisent les nouvelles règles. L’institution qui décerne les précieuses statuettes ajoute que « les règles établissent formellement que les scénarios doivent être écrits par des humains pour être éligibles ».
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Cette décision survient quelques jours après qu’une version de Val Kilmer générée par IA a été présentée à un public d’exploitants de salles de cinéma, un an après sa mort. La star de Top Gun et de The Doors est apparue rajeunie dans la bande-annonce du film d’action As Deep as the Grave, où on peut notamment l’entendre dire à un autre personnage : « N’aie pas peur des morts et n’aie pas peur de moi. » Le projet a été réalisé avec l’accord de la famille de Val Kilmer, qui a accordé l’accès à des archives vidéo, utilisées pour recréer l’acteur à différentes périodes de sa vie.
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Le recours à l’intelligence artificielle demeure une question sensible à Hollywood. Elle était notamment au cœur des grèves de 2023 qui ont paralysé l’industrie américaine du cinéma, les acteurs et les scénaristes avertissant que, sans encadrement, cette technologie menacerait l’existence même de leurs métiers. Cependant, l’Académie n’interdit pas totalement l’usage de l’IA dans les films présentés aux Oscars. Si un cinéaste a utilisé des outils d’IA pour réaliser son film, l’institution estime que « ces outils n’améliorent ni ne détériorent les chances d’obtenir une nomination ». L’Académie a néanmoins pris le soin d’ajouter qu’elle se réservait un droit de regard sur cette utilisation : « Si des questions se posent concernant l’utilisation susmentionnée de l’intelligence artificielle générative, l’Académie se réserve le droit de demander des informations supplémentaires sur la nature de cette utilisation et sur la contribution humaine. »
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Une nouvelle règle concernant la sélection des films internationaux
Parmi les autres modifications apportées au règlement de l’Académie figure un changement dans les modalités de nomination des films dans la catégorie meilleur film international. Jusqu’à cette année, seul un film sélectionné par un organisme national officiel pouvait être présenté, ce qui posait un problème pour tout film critique réalisé dans un État autoritaire. Cela a par exemple obligé la Palme d’or Un simple accident, du dissident iranien Jafar Panahi, à se présenter sous la bannière de la France aux Oscars, car le film a été ignoré par la République islamique.
En vertu des nouvelles règles, un film en langue non anglaise pourra désormais être présenté dans cette catégorie s’il remporte un prix éligible lors d’un grand festival international du film, notamment à Cannes, Berlin, Busan, Venise ou Toronto. Le film sera alors considéré comme nommé dans cette catégorie, et non le pays. Son réalisateur sera « inscrit sur la plaque de la statuette après le titre du film », accompagné du pays le cas échéant, a annoncé l’Académie.
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Source:
www.telerama.fr





