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Les prisons françaises comptaient plus de 88 140 détenus au 1er avril, un nouveau record

Cela représente une augmentation de 5 000 personnes en un an, alors que le nombre de places a augmenté d’un millier.


Publié le 30/04/2026 19:14



Mis à jour le 30/04/2026 19:19

Temps de lecture : 1min

La maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 15 janvier 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Les prisons françaises comptaient 88 145 détenus au 1er avril 2026, un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, selon les chiffres officiels de la Chancellerie publiés jeudi 30 avril. Sur un an, cela représente une augmentation de plus de 5 000 détenus (+6,3%), alors que le nombre de places disponibles n’a augmenté que d’un millier dans les centres pénitentiaires français (+1,6%), durant la même période.

Parmi ces détenus, environ 22 982 sont des prévenus, soit des personnes en attente d’une décision de justice. Par ailleurs, 7 540 matelas au sol ont été recensés par le ministère, contre 4 752 l’an dernier à la même époque. Cela correspond à une augmentation de 58,7% sur un an. Le taux de suroccupation globale atteint 139,1%. Il est particulièrement alarmant dans les maisons d’arrêt, où sont détenus les « courtes peines » ou les personnes en attente de jugement et donc présumées innocentes (171,1%).

« Il y a des drames tous les jours en prison, les surveillants ne tiennent plus, ils sont au bout de leur vie », a commenté lundi sur franceinfo la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, fustigeant « les conditions immondes » dans lesquelles vivent les détenus. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son hostilité à tout dispositif de régulation carcérale, principe qui prévoit, comme c’est le cas en Allemagne, qu’au-delà d’un certain seuil, une entrée en détention s’accompagne d’une sortie.

Le ministère de la Justice compte ouvrir 3 000 places supplémentaires dans des « prisons modulaires », dont la moitié dès 2027. Ces établissements, plus rapides et moins chers à construire que les structures classiques, sont destinés à accueillir des détenus en fin de peine ou condamnés pour de courtes durées, alors que moins d’un tiers des 15 000 places de prison additionnelles prévues dans un plan national lancé en 2018 ont été livrées.


Source:

www.franceinfo.fr

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