Les partisans d’une primaire à gauche en vue de la prochaine présidentielle se sont réunis à la Bellevilloise, mardi soir.
Publié le 05/05/2026 23:53
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Les partisans de la primaire de la gauche non-mélenchoniste ne s’avouent pas vaincus : malgré l’officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et les oppositions en interne, ils ont défendu l’unité de la gauche pour la présidentielle de 2027 face à l’extrême droite, lors d’un meeting commun organisé dans la soirée du mardi 5 mai.
Réunis à La Bellevilloise, à Paris, les promoteurs de l’initiative « Front populaire 2027 » ont martelé la nécessité d’une primaire, alors que celle-ci est mal engagée.
« La question est de savoir si ce 5 mai, c’est le chant du cygne ou le sursaut », a déclaré l’ex-insoumise Clémentine Autain (L’Après), candidate à la primaire. Ce processus, prévu pour le 11 octobre, « a du plomb dans l’aile », a-t-elle reconnu, « mais je ne vois pas d’autres solutions démocratiques ».
Devant 1 200 personnes selon les organisateurs, l’ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, Lucie Castets, a assuré que « cette primaire n’est pas une chimère ». « Nous somme prêts, nous avons une organisation et les moyens de mobiliser des millions d’électeurs », a-t-elle affirmé. Elle a également annoncé la publication de leurs « huit premières priorités communes », début d’un socle programmatique très attendu.
« 82% des électeurs de gauche et écologistes veulent la primaire », a rappelé la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, également candidate, qui « ne décolère pas contre ceux qui lui tournent le dos ».
Le député François Ruffin (Debout !), qui a lancé sa campagne et revendique déjà 100 000 soutiens, a défendu « une primaire pour la démocratie. Ca ne peut pas se faire par des négociations de salon, ça doit passer par le peuple ».
Mais ce processus de désignation d’un candidat commun pour 2027 est refusé par une partie de la gauche, et notamment les deux candidats les mieux placés dans les sondages, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann et le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
Source:
www.franceinfo.fr





