Avec des piscines publiques vieillissantes et plus de 1 400 noyades l’été dernier en France, en hausse de 14% en un an, la FPP appelle notamment à utiliser les piscines privées pour des cours de natation.
Publié le 05/05/2026 19:50
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La Fédération des professionnels de la piscine a décidé de promouvoir les bassins collectifs. D’ordinaire, elle s’occupe plutôt de la piscine qu’on plante au milieu du jardin. Mais cette fédération estime qu’il manque aujourd’hui en France 400 piscines publiques, en général municipales. « Le problème, c’est l’inégalité géographique, explique Laurent Azam, membre de la FPP et président de la toute nouvelle commission piscine publique. Plus d’un tiers des collectivités n’ont pas de piscine et un tiers des collectivités ont uniquement une offre estivale. Donc on voit bien une grosse inégalité face à l’apprentissage de la natation. »
Le constat est encore moins bon quand on regarde l’état des piscines publiques déjà construites. La moitié des bassins ont plus de 38 ans, construits dans la foulée du « plan piscine » lancé dans les années 1970, avec des besoins de travaux de rénovation. La fédération des piscinistes a listé toutes les solutions techniques, dans un recueil à disposition des communes. « L’eau et l’énergie représentent entre 25 et 30% du fonctionnement annuel de ces piscines, poursuit Laurent Azam. Il faut réfléchir à des piscines plus vertueuses et plus économiques. On voit énormément d’innovations sur les systèmes de filtration, sur la récupération d’énergie. Ces choses-là n’existaient pas le siècle dernier. »
Il existe d’autres types de piscines collectives : des piscines privées, bien souvent sous-utilisées, dans les campings, les hôtels, les résidences de tourisme thermales. L’idée des piscinistes est d’ouvrir ces bassins à des cours de natation. « De plus en plus, les piscines sont couvertes, chauffées, on peut les utiliser tout au long de l’année et faire de l’apprentissage de la natation en laissant ces piscines ouvertes, estime Stéphane Figueroa, présidente de la fédération des professionnels de la piscine.
« Ça ne sert pas que pour les piscines : ça sert pour les lacs, la mer, les rivières. Mais par contre, le plus facile pour apprendre, c’est dans une piscine. »
Stéphane Figueroa, présidente de la fédération des professionnels de la piscineà franceinfo
« Pour l’avoir organisé moi-même, chez moi, c’est assez folklorique. Le faire dans ces établissements, ce serait beaucoup plus facile. Le plus important, c’est l’apprentissage de la natation », ajoute Stéphane Figueroa. Ne serait-ce que d’apprendre à un enfant à se retourner dans l’eau pour garder la tête hors de l’eau, ça peut lui sauver la vie, dans l’une des 3 700 000 piscines privées que compte le pays, 12 % de plus encore au premier trimestre. Un véritable record en Europe, mais qui impose des règles de sécurité.
Source:
www.franceinfo.fr





