Les participants au Teknival de Bourges, qui ont quitté dimanche le terrain militaire investi depuis vendredi, ont été systématiquement verbalisés par les gendarmes, conformément aux ordres du ministre de l’Intérieur,
Publié le 04/05/2026 08:30
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« Si ces fêtes ne s’organisent pas dans un cadre légal, c’est également de la faute des pouvoirs publics », estime lundi 4 mai sur franceinfo Marianne Rostan, avocate des free parties, alors que de nombreux participants au Teknival de Bourges (Cher) ont commencé à quitter dimanche le terrain militaire occupé depuis vendredi.
Les gendarmes ont procédé à des contrôles systématiques des départs et dressé des contraventions, sur ordre du ministre de l’Intérieur, qui souhaite renforcer la répression de ces rassemblements illégaux. Marianne Rostan dénonce la manque de « volonté de permettre l’organisation de ces fêtes dans le cadre qui devrait s’appliquer aujourd’hui ».
L’événement a réuni jusqu’à plusieurs milliers de personnes depuis vendredi. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’est rendu sur place, a estimé que les gens ne comprenaient que « le durcissement de sanctions ». Mais selon l’avocate, les organisateurs de free party « demandent depuis des années du dialogue ». « Ils vous explique qu’ils sont dans l’incapacité d’organiser ces fêtes légalement », insiste-t-elle.
L’organisation de ces fêtes sauvages pose la question de la sécurité, notamment en matière de nuisances sonores pour les riverains et de gestion des déchets. « J’aimerais entendre le ministre de l’Intérieur nous expliquer des mesures qui vont inciter les préfectures à ouvrir le dialogue », lance l’avocate. Aujourd’hui, les organisateurs doivent faire une déclaration au préalable pour tout rassemblement festif de plus de 500 personnes. Sauf que les démarches en préfecture « n’ont jamais abouti », assure Marianne Rostan.
Source:
www.franceinfo.fr





