- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilÉconomieDes versements de l'Agirc-Arrco gelés à tort pour près de 100 000 retraités, un...

Des versements de l'Agirc-Arrco gelés à tort pour près de 100 000 retraités, un préjudice estimé à 850 millions d'euros

Les versements ont été gelés par l’Agirc-Arrco, estimant à tort que ces retraités n’existaient pas ou qu’ils étaient morts, apprend mardi France Inter. Les syndicats réclament un rattrapage des pensions et demandent un plan d’action pour joindre les ayants droits.


Publié le 05/05/2026 15:30

Temps de lecture : 1min

Un formulaire de demande de retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco. (RICHARD VILLALON / MAXPPP)

Pendant plusieurs années, la caisse de retraites complémentaires Agirc-Arrco a suspendu ou supprimé les pensions de certains retraités, le plus souvent à la suite de courriers de contrôle restés sans réponse, estimant à tort que ces retraités n’existaient pas ou qu’ils étaient morts, apprend mardi 5 mai France Inter, qui a pu se procurer un document interne à l’Agirc-Arrco daté du 18 décembre 2025. Près de 100 000 retraités sont concernés et le montant global du préjudice est estimé à près de 850 millions d’euros, selon ce même document.

Ces retraités n’ont pas touché la retraite complémentaire qui aurait dû leur être versée, qu’il s’agisse de droits directs ou de droits de réversion pour les veuves. Les versements ont été suspendus puis gelés par l’Agirc-Arrco, faute de réponse à des courriers de contrôle. Ces enquêtes de contrôle visent à détecter les décès à l’étranger, les éventuels remariages ou les fraudes. Le document interne indique, selon France Inter, qu' »à ce stade de l’analyse, 98 000 dossiers, pour un montant de 850 millions d’euros, représentent une certitude ou une présomption forte de suspension à tort ».

Ce document interne, consulté par France Inter, préconise que « les dossiers lésés » soient « traités en gestion ». Certains administrateurs de l’Agirc-Arrco, dont les syndicats, réclament un rattrapage des pensions et demandent un plan d’action pour joindre les ayants droits. Par ailleurs, les syndicats appellent les retraités potentiellement lésés à vérifier et à se signaler. Ils assurent d’ailleurs avoir obtenu qu’il n’y ait pas de prescription sur ces dossiers.

De son côté, l’Agirc-Arrco ne confirme pas à France Inter le montant des pensions concernées. La caisse de retraites complémentaires réfute aussi le terme de « personnes lésées », au motif que les courriers envoyés le sont dans le cadre de ses contrôles et qu’en cas de non réponse des assurés, « une interruption de versement est prévue ». Malgré tout, elle confirme avoir conduit, de sa propre initiative, une vérification précise de la situation des ayants droits concernés par ces courriers.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img