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"Des liens qui peuvent être tout aussi puissants" : Laure Calamy présente "C'est quoi l'amour ?", un film qui célèbre les relations entre beaux-parents et enfants

Laure Calamy est l’invitée du 20 Heures de France 2, lundi 4 mai, à l’occasion de la sortie en salles, mercredi 6 mai, du film « C’est quoi l’amour ? ». L’actrice césarisée y joue le rôle de Marguerite, dont l’ex-mari veut annuler le mariage à l’Eglise pour pouvoir se remarier. La formalité est plus compliquée que prévu.

Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.

Léa Salamé : C’est effectivement un film de Fabien Gorgeard qui sort mercredi prochain en salles avec Vincent Macaigne, Mélanie Thierry, Lyes Salem. Le film a remporté le grand prix au Festival de l’Alpe d’Huez et vous avez gagné le prix d’interprétation féminine. C’est un film joyeux qui parle de l’amour dans tous ses états : l’amour dans le couple, l’amour entre deux ex, l’amour entre les enfants et les parents, l’amour entre les beaux-parents et les enfants… Ce film montre qu’il y a mille manières de s’aimer et mille manières de faire famille.

Laure Calamy : Exactement. Il y a beaucoup d’amour dans ce film, et puis, surtout, l’originalité, parce qu’on a l’impression que ça va être un film de famille comme on en a déjà vu, sauf que moi et Vincent on est divorcés comme plein de gens dans la vie, et lui est amoureux de Mélanie Thierry qui est croyante et il veut se marier à l’église comme ce qu’on avait fait auparavant… Et là, il va falloir procéder à une nullité du mariage, parce que l’Église catholique ne reconnaît pas le divorce. Il faut prouver que le mariage était nul, qu’il était vicié dès l’origine, et donc qu’il n’y avait pas d’amour entre eux à l’époque. Évidemment, plus ils vont vouloir prouver ça, et plus évidemment, on se demande comment ils vont réussir à renier une part d’eux. C’est impossible.

Le passé va remonter…

Le passé va resurgir : ils vont être envahis, ils vont être troublés, ils vont être chavirés. Et, par onde de choc, ceux autour d’eux vont l’être tout autant.

Et justement, j’ai été touchée notamment par le rôle important de la relation entre les beaux-parents, entre le beau-père ou la belle-mère, et les enfants ; cette relation spéciale entre un adulte qui élève un enfant qui n’est pas le sien, et ça peut être une relation spéciale.

C’est ce qui m’a évidemment particulièrement touchée. En fiction, c’est quelque chose qui est peu abordé, ou alors, souvent, comme si ça devait être un peu dysfonctionnel, puisque ça ne correspond pas au modèle dit traditionnel. Là, on voit que les choses peuvent bien se passer. C’est quelque chose qui me tient. Je suis belle-mère moi-même, j’ai un beau-fils que j’adore. Je ne me le suis pas tant formulé que ça quand j’ai accepté le scénario, parce que j’étais enthousiasmée par tant de choses, mais d’un coup, en parlant du film, ça m’a fait prendre conscience de la place qu’il avait pour moi. On a eu une conversation et il m’a formulé d’un coup la place que j’avais pour lui aussi, et ça m’a particulièrement bouleversée parce que ce ne sont pas des liens biologiques mais ce sont des liens qui peuvent être tout aussi puissants. Je trouve que c’est raconté d’une manière complexe, délicate dans le film. Et en même temps, il y a une drôlerie dans ce film, comme dans les comédies italiennes, et en même temps une profondeur. Il y a des fleuves qui nous emportent comme ça dans les sentiments, dans l’amour, quel qu’il soit. Et ça, c’est assez rare, en fait.

Vous en parlez bien, en tout cas, on sent qu’il vous tient à cœur ce film. Le succès Laure Calamy, il a fallu attendre votre quarantaine pour le voir et la série Dix pour cent, alors même que vous avez commencé au conservatoire et que certains de vos amis de conservatoire y arrivaient avant vous. Vous avez eu des moments où vous avez eu envie de lâcher, ou vous avez toujours cru qu’à un moment, ça marcherait ?

La notoriété, je l’ai connue grâce à Dix pour cent. Par contre, moi, comme comédienne, j’ai toujours travaillé. J’étais comblée, et ça me fait rebondir sur une chose qui m’intéresse, c’est la place qu’on donne de plus en plus restreinte au théâtre, à la danse, etc., dans les journaux, à la télévision. Ce sont des arts extrêmement importants, tout aussi importants. J’étais épanouie. Après, ce qui s’est passé, évidemment que c’est extraordinaire. Ça m’a ouvert des choses, et puis d’un coup j’ai pu découvrir le fait d’être actrice au cinéma.

Mais vous avez raison de parler du théâtre, encore plus aujourd’hui, avec la cérémonie des Molières qui est diffusée sur France 2. C’est aussi une soirée où on célèbre les arts vivants. Vous avez eu, il y a quelques années, le Molière de la meilleure actrice. Ça change quelque chose les distinctions ?

Ça fait extrêmement plaisir parce que la reconnaissance des gens qui font le même métier que vous, c’est extrêmement galvanisant, c’est touchant, c’est émouvant. Sinon, ça ne change pas grand-chose, à vrai dire. Les angoisses, on les a toujours, les doutes aussi. Parfois plus que jamais, parce qu’un prix peut rajouter encore du poids.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

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