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Crédit immobilier : la hausse des taux se profile

En avril, le taux moyen des crédits s’est établi à 3,23 %, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA publié mardi 5 mai. Un niveau stable par rapport à mars, mais cette apparente bonne nouvelle, pour ceux qui cherchent un crédit pour financer l’acquisition d’un logement, masque une tendance : l’accès au crédit risque de devenir plus complexe dans les prochaines semaines. « Après un premier trimestre d’hésitations et alors que les taux de refinancement de la Banque centrale européenne n’ont pas été réajustés depuis juin 2025, les banques ont relevé les taux de leurs produits “phares” dans un paysage dominé par la montée de l’incertitude », notent les auteurs de l’observatoire.

Dans ces conditions, les banques prêtent sur des durées le plus longues possible. Selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, la durée moyenne des prêts accordés en avril était de 249 mois – 264 mois pour l’accession dans le neuf et 260 mois pour l’accession dans l’ancien. Il s’agit de « niveaux les plus élevés jamais observés. Les banques réussissent encore à atténuer les conséquences de la remontée du coût des opérations financées, qui pèse de plus en plus lourdement sur les capacités d’emprunt des candidats à un achat immobilier, alors que les évolutions des taux des crédits ne permettent plus d’alléger le poids des charges de remboursement des emprunts et que les seuils d’usure en vigueur ne leur facilitent pas la tâche », explique l’étude.

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La remontée des taux de crédit immobilier risque en effet de compliquer le bouclage de certains dossiers. Une fois pris en compte le taux, l’assurance emprunteur et les frais de dossier notamment, le coût du crédit pourra dépasser celui du taux de l’usure, le niveau maximal auquel on peut emprunter.

Un effort supplémentaire

« La situation risque de s’aggraver dans les prochains mois : le calcul du taux d’usure de fin juin va en effet se faire sur les crédits accordés au printemps, dont les taux ont été négociés en début d’année à un niveau plus bas. Nous pourrions nous retrouver dans une situation où les taux d’usure baissent mais les taux pratiqués augmentent, ce qui limiterait la marge de manœuvre des banques et exclurait du crédit bien plus de profils d’emprunteurs. Comme en 2022, la question de la mensualisation du taux d’usure – qui permettrait de mieux coller à la situation – se pose », alerte-t-on chez Meilleurtaux.

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Source:

www.lemonde.fr

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