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Comment se débarrasser des nids de frelons asiatiques ?


Publié le 02/05/2026 22:29

Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min

Comme chaque année, ils font leur retour avec le printemps : les frelons asiatiques sont désormais installés partout en France. Ils sont en pleine période de nidification, le meilleur moment pour les repérer et éviter leur prolifération. Le coût est toutefois important pour les collectivités. L’État vient d’ouvrir un guichet pour les aider financièrement.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Sitôt signalé, sitôt enlevé : l’intervention doit être rapide. La reine, visible, vient de faire un nid. Il s’agit de frelons asiatiques à pattes jaunes, une espèce exotique envahissante. Le nid est situé à l’arrière d’une maison à Esbly (Seine-et-Marne). « Ça s’appelle un nid embryon. C’est la reine qui est en train de construire ses premières alvéoles pour faire naître les premiers frelons », détaille Patrick Chaud, apiculteur au sein du Groupement de défense sanitaire apicole (GDSA77).

La piqûre n’est pas plus dangereuse que celle d’une guêpe ou d’une abeille, mais elle peut être grave pour les personnes allergiques. Tout danger est ce jour écarté. L’intervention de 50 euros est payée par la commune. « On a des enfants qui viennent ici aussi, qui jouent. C’est quand même mieux de faire le nécessaire le plus rapidement possible », estime Didier Bec, particulier avec un nid de frelons asiatiques. Intervenir dès le printemps, c’est éviter que les frelons à pattes jaunes ne partent, quelques jours après, fonder des nids de plus en plus gros. En été, certains peuvent abriter jusqu’à 6 000 frelons.

Attraper le plus tôt possible les frelons asiatiques, c’est aussi l’objectif de particuliers à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne). Cette année, ils testent ce piège. Ils n’attrapent presque que les frelons ; les autres espèces peuvent s’échapper. « On a un appât intéressant. Donc il rentre, attiré par l’appât, ensuite il va chercher la lumière dans le cône, il remonte, et une fois qu’il remonte, son réflexe est toujours d’aller en haut vers la lumière. Il ne retrouve pas la sortie vers le cône et il finit, sur les côtés, par mourir », explique Nathalie Daoulatian, la présidente de l’association « Jardin-Forêt ».

Depuis quatre ans, elle s’occupe de coordonner les actions d’une centaine d’habitants dans le village. Tous piègent les frelons quelques semaines. Leur réseau permet d’éliminer de plus en plus de femelles avant leur ponte. « Première année : 450 femelles fécondées qui, potentiellement, peuvent devenir des reines et fonder un nid. L’année suivante, on était à 800, et l’année dernière on était à 1 250 », chiffre Nathalie Daoulatian.

Autant d’attaques évitées sur les ruches, car les frelons dévorent les abeilles. Un problème majeur pour des apiculteurs. À Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), trois ruches sur sept ici ont été décimées en 2025. Les frelons attaquent en masse l’été. « Le stress communique à la reine, ça bloque la ponte de la reine. Et la ponte de la reine est essentielle au mois de septembre, parce qu’elle fait les abeilles qui vont tenir la colonie pendant l’hiver. Si elle ne pond pas, la colonie ne passera pas l’hiver », explique Gérard Bernheim, le président du groupement de défense sanitaire apicole (GDSA77).

Pour aider les collectivités à financer la destruction des nids de frelons asiatiques, le gouvernement met 3 millions d’euros sur la table. Une somme insuffisante selon les apiculteurs, qui expliquent que lutter contre cette espèce coûte quatre fois plus cher.

Le plan de lutte contre le frelon asiatique

État des lieux sur les frelons à pattes jaunes en France

Invasion du frelon asiatique en France : le coût de la lutte

Liste non exhaustive


Source:

www.franceinfo.fr

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