Mon fils, Ninou, a eu beaucoup de plus beaux jours de sa vie dans sa vie. Y a eu le concert de GIMS (même s’il a détesté que je lui fasse la surprise sur le moment), la naissance de son petit frère, ou plus récemment un match au stade (surtout pour le buffet à volonté, je crois). Mais quand il m’a dit, en rentrant du Campus PSG, qu’il avait vraiment vécu le plus beau jour de sa vie, je l’ai cette fois cru.
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Chaque année, depuis 2 ans, le PSG organise « l’entraînement de rêve », au cours duquel son équipe féminine coache des kids invités par le club, des enfants liés aux partenaires ou issus de la fondation, notamment du programme Allez Les Filles qui permet à des jeunes filles de pratiquer du sport ou d’avoir accès à des sorties culturelles pour regagner confiance en elles.
Un mardi, en début d’après-midi, une vingtaine d’enfants et de pré-ados avaient donc rendez-vous au Campus PSG, là où, au même moment, étaient au vert les joueurs qui allaient nous livrer un match dantesque face au Bayern quelques heures plus tard. Pas loin, les jeunes du centre de formation traînent aussi dans les parages, entre les cours et les entraînements, et les féminines s’apprêtent, quant à elles, à aller coacher des gamins avec des étoiles plein les yeux.
Après quelques consignes et un passage aux vestiaires où leur sont remis maillots, shorts et chaussettes aux couleurs du club de la capitale, les choses sérieuses commencent. Il est l’heure pour nos pitchounes de sortir du tunnel sur du Phil Collins, comme les grands, pour s’élancer sur un des billards du Campus. Au programme, six ateliers et des petits matches, où chaque enfant est coaché par une joueuse. Ninou est un des plus jeunes de la session, et, avec son nouveau petit pote Curtis du même âge, il a l’immense chance de pouvoir passer l’après-midi avec… Sakina Karchaoui, qu’on ne présente plus.
Sous le soleil et une playlist à base de Gims et de Joé Dwèt Filé (le rêve continue), l’internationale française et ses coéquipières sont les meilleures coaches dont pouvaient rêver des gamins qui jouent chaque week-end sur les pelouses d’Île-de-France ou regardent en boucle les compil’ de leurs stars préférées sur YouTube. Toro, exercices devant le but et tests de réflexes laissent, au bout d’une heure et demie, place à une photo collective et, surtout, à de superbes échanges avec les joueuses qui signent des ballons désormais collector aux enfants, toujours évidemment aux anges.

Après un immanquable goûter, il est l’heure de rentrer, et surtout de réaliser ce qui vient de se passer. Une chance pareille ne se réalisera sûrement pas une autre fois dans la vie, sauf si le projet Mbappé, ou plutôt Karchaoui, se met en place d’ici quelques années. En attendant, on savoure les souvenirs, on se remémore les conseils des pros, on mate et remate les photos qu’on a prises pour frimer devant les copains et envoyer aux grands-parents. Et on s’endort après avoir eu le droit de mater la première période de PSG-Bayern, après avoir réclamé de mater la seconde, évidemment, et surtout après avoir chuchoté : « C’était le plus beau jour de ma vie, j’ai envie que ça se reproduise à l’infini. »
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