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Sédentaires, les manchots dans les zoos vivent plus longtemps mais vieillissent plus vite

Pour les chercheurs, la vie en captivité dans un zoo peut s’approcher de la sédentarité de plus en plus importante des humains.


Publié le 25/03/2026 20:11

Temps de lecture : 2min

Des manchots dans un parc animalier. (AURELIE LAGAIN / RADIO FRANCE)

Et si les manchots nous permettaient de mieux comprendre les mécanismes du vieillissement… Des scientifiques ont comparé les manchots vivant en liberté et ceux en captivité dans des zoos. Résultat : les animaux placés dans un mode de vie sédentaire voient leur processus de vieillissement accéléré. Une conclusion publiée par la revue Nature le 11 mars dernier et qui nous renseigne sur l’évolution des humains.

Les chercheurs voulaient mieux comprendre le processus de vieillissement chez l’homme. Et pour cela, le manchot royal est un cas d’étude idéal. « L’idée était de reproduire une situation qui serait similaire à nos sociétés occidentales. Finalement, avec cette comparaison entre zoo et milieu naturel, on arrive à la sédentarité qu’on retrouve chez l’homme », explique Céline Le Bohec, directrice de recherche au CNRS, chargée de mission au centre scientifique de Monaco, spécialiste de l’écologie des oiseaux marins.

En milieu naturel, les manchots doivent chasser pour se nourrir. Ils parcourent ainsi des kilomètres, plongent à plus de 400 mètres de profondeur et connaissent des périodes de jeûne. Rien à voir évidemment avec la vie dans un zoo. « Au zoo, ils sont nourris quotidiennement, donc il n’y a pas ces phases de jeûne. Ce mode de vie va impacter le génome, qui va se contracter d’une certaine manière et ne pas pouvoir exprimer certains mécanismes physiologiques qui nous permettent d’être en bonne santé », ajoute Céline Le Bohec.

Un mode de vie sédentaire entraîne ainsi un vieillissement accéléré : un manchot de 15 ans vivant dans un zoo a le corps d’un manchot de 20 ans à l’état sauvage. Les scientifiques vont poursuivre leurs travaux pour mieux comprendre les mécanismes génétiques à l’œuvre dans ce processus.


Source:

www.franceinfo.fr

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