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Samuel Kircher, à l’affiche de “La Danse des renards” : “La compétition nous emmerde tous”

L’acteur de 21 ans, qui compte déjà quatre films et une série à son actif, campe un jeune boxeur destiné à devenir un grand champion dans “La Danse des renards”, premier long métrage de Valéry Carnoy.

Samuel Kircher, 21 ans. Photo Jérôme Bonnet pour Télérama

Par Adèle Buijtenhuijs

Publié le 21 mars 2026 à 14h30

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Le rendez-vous avec Samuel Kircher était fixé à 15h au café Le Nazir à Montmartre. À 15h05, pas de nouvelles. On l’appelle, il nous a oublié. Il débarque à peine cinq minutes plus tard, gêné et s’excuse platement. Il faut dire que le garçon de 21 ans n’est pas encore bien habitué aux interviews de promo : sa première apparition à l’écran date de 2023 dans L’Été dernier de Catherine Breillat, présenté en compétition au Festival de Cannes.

En plus de permettre au jeune homme de faire son premier voyage sur la Croisette en tant que comédien, le film l’a propulsé aux César l’année d’après avec une nomination pour le prix de la révélation masculine. Deux ans, un film et une série plus tard, Samuel Kircher campe un boxeur prêt à tout pour devenir un grand champion, quitte à sacrifier sa santé, dans La Danse des renards, le premier long métrage de Valéry Carnoy, en salles depuis le 18 mars. Rencontre avec un jeune acteur simple et solaire, qui dans la vie, n’a rien à voir avec son personnage.

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La compétition

« Quand j’ai lu les mots “boxeur” et “champion de France” dans le scénario de La Danse des renards, de Valéry Carnoy, ça m’a fait doucement rire, je ne me reconnaissais pas vraiment. Mais ce qui m’a tout de suite plu dans le personnage de Camille, c’est son rapport à la compétition, qu’il soit prêt à tout pour réussir, quitte à en oublier son propre plaisir. La compétition touche tout le monde, elle nous emmerde tous, c’est un vrai travail de réussir à en sortir. D’ailleurs, en tant qu’acteur, je ne me sens jamais aussi peu intéressant que lorsque je me demande comment être le plus aimé possible. Et puis, le cinéma est un milieu particulier, il y a plein de talents qui n’ont pas l’occasion de s’exprimer, plein de Mozart qui n’ont pas de piano entre les mains. »

Une famille d’artistes

« Je viens d’une famille de comédiens [ses parents sont Irène Jacob et Jérôme Kircher, ndlr]. J’ai grandi dans une atmosphère marquée par la diversité culturelle : très tôt, j’ai été exposé à une kyrielle de films, de musiques et de spectacles différents, portés par des artistes avec des points de vue variés, dont certains que j’ai pu rencontrer et observer de près. Pour mon métier, c’est une véritable inspiration. Quand je jouais au début, je pensais à mon grand frère, Paul, qui est lui aussi acteur [vu notamment dans Le Règne animal et dans Leurs enfants après eux, ndlr] : nous avons les mêmes références, nous avons vu et aimé à peu près les mêmes films. Aujourd’hui, chacun est parti sur des projets distincts, avec des esthétiques et des réalisations très différentes. »

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L’amitié sur le tournage

« Dès les premiers essais, je me suis retrouvé avec Fayçal Anaflous, qui joue l’un des meilleurs amis de Camille, et on s’est tout de suite très bien entendus. Avec le reste du casting, aussi : on s’est entraînés à la boxe pendant vingt jours de répétition. Tous les midis, on déjeunait ensemble. Le tournage était à cette image : très convivial. Je me souviens d’un moment où chacun décrivait sa façon de vivre une crise d’angoisse : à travers un sujet plutôt personnel, nous avons vécu un grand moment d’échange. C’est la force de Valéry. Il prend toujours soin des autres, à coups de petites blagues ou de compliments. Son objectif est qu’on se sente bien sur le plateau. J’aime beaucoup cet aspect avec les premiers films : petite production oblige, le réalisateur doit souder l’équipe, en échange d’un effort collectif. Et, pour une grande partie des membres du casting ou des techniciens, c’est une première expérience, certains attendent ça depuis dix ans. L’ensemble donne une ambiance de groupe chaleureuse, que je trouve particulièrement touchante. »

SAMUEL KIRCHER EN QUELQUES DATES2025 Il se frotte à l’univers des séries avec Merteuil, de Jessica Palud2025 Il incarne un paysan d’un hameau isolé des Alpes, en 1899, dans L’Engloutie, de Louise Hémon2024 Il est nommé au César de la meilleure révélation masculine pour sa première apparition à l’écran dans L’Été dernier, de Catherine Breillat


Source:

www.telerama.fr

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