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Meta et Google condamnés pour mise en danger de mineurs : il faut "créer des législations pour empêcher que ces réseaux sociaux fassent du mal" aux jeunes, appelle un psychanalyste

Michaël Stora, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, espère que l' »addiction aux réseaux sociaux » sera reconnue par l’OMS, après qu’un jury a estimé qu’Instagram et YouTube étaient responsables des problèmes de santé mentale d’une Américaine de 20 ans, consommatrice compulsive de réseaux sociaux depuis l’enfance.


Publié le 26/03/2026 11:55

Temps de lecture : 2min

Une adolescente consultant ses réseaux sociaux sur son téléphone portable. (Patrice MASANTE / MAXPPP)

« Les résultats du procès sont plutôt intéressants, mais il faut aller beaucoup plus loin », estime jeudi 26 mars sur franceinfo le psychanalyste Michaël Stora, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, alors qu’aux États-Unis, un jury a jugé mercredi qu’Instagram et YouTube et par extension, Meta, maison mère d’Instagram, et Google, propriétaire de YouTube, portaient une part de responsabilité dans l’addiction aux réseaux sociaux et les troubles psychologiques développés à l’adolescence par une jeune Californienne. Il faut « créer des législations pour empêcher que ces réseaux sociaux fassent du mal et aient un effet néfaste sur la santé mentale des adolescents », avance le psychanalyste.

Meta et Google ont annoncé qu’ils feraient appel. « Ils gagnent plus d’argent lorsqu’on reste plus longtemps », rappelle Michaël Stora, dénonçant « des algorithmes plutôt pervers et toxiques  ».

« Les grandes entreprises de la tech capitalisent sur nos fragilités, nos failles. »

Michaël Stora, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines

à franceinfo

Elles « appuient là où ça fait mal », ce qui « entraîne de l’engagement chez des adolescents en quête d’une image de soi idéalisée. C’est vraiment terrible », analyse Michaël Stora.

La seule forme d’addiction reconnue par l’OMS demeure celle aux jeux vidéo en ligne, rappelle-t-il, tout en notant que « les nouvelles classifications, entre autres le fameux DSM américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders – classification des troubles psychiatriques et psychiques), vont peut-être parler d’une addiction aux réseaux sociaux ». « On observe évidemment des phénomènes d’addiction et de dépendance, mais il s’agit de dépendances sans substance, donc liées plutôt à une problématique de contenu », détaille le psychanalyste, évoquant « la problématique de la dopamine, des petites récompenses de ces algorithmes doudou ».

« C’est important de pouvoir le dénoncer », conclut-il, appelant à ce que « les adolescents eux-mêmes puissent avoir un sens critique ». Une « éducation assez compliquée à mettre en œuvre », reconnaît-il.


Source:

www.franceinfo.fr

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