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Le peignoir dans “Une bataille après l’autre” : Leonardo DiCaprio, le style saut du lit dans la peau

Dans le joyeux road trip de Paul Thomas Anderson, disponible sur Canal+, l’acteur est irrésistible en ex-activiste de gauche reconverti en papa poule fumeur de joints. Et sa robe de chambre élimée n’y est pas pour rien…

Bob, un héros mal fagoté qui tient très bien la route. Warner Bros

Par Chloé Delos-Eray

Publié le 27 mars 2026 à 20h00

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Mi-long, un peu (beaucoup) élimé, quadrillé de rouge, de noir et d’une couleur intermédiaire — osera-t-on le qualificatif « caca d’oie », plus adapté, ici, que le simple « vert kaki » ? Ainsi se présente à l’écran l’un des motifs déjà cultes d’Une bataille après l’autre, dernier morceau de bravoure en date de Paul Thomas Anderson. Car dans cette joyeuse débandade paternalo-révolutionnaire, au milieu de ce cortège de doux dingues extrémistes, au gré de ce délire paranoïaque, course contre la montre et autres acides désoxyribonucléiques, le seul refuge de Bob (Leonardo Dicaprio), compagnon atypique mais fidèle, c’est la seconde peau qui l’accompagne partout et toujours : son peignoir.

Déshabillé, négligé, saut-de-lit, robe de chambre ou sortie-de-bain… Peu importe les variations de sobriquets, le bout de tissu bénéficie depuis la nuit des temps d’une réputation d’objet réconfortant, tantôt synonyme de luxe ou d’un laisser-aller un peu crasse, mais pas moins douillet. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour se figurer dans quelle catégorie se range notre ex-héraut d’insurrection converti en anti-héros dilué dans les vapeurs de la défonce, embourbé jusqu’au cou dans une décrépitude psychotique et à jamais hanté par une adrénaline fantôme. C’est un loser, et un vrai ; cousin de cinéma du « Dude » d’Ethan et Joel Coen (ou « Duc » pour les adeptes de la VF de The Big Lebowski), avec qui il partage son goût pour le pilou-pilou et le motif écossais.

Métaphore vestimentaire

Une métaphore vestimentaire qui fait mouche, donc, prouvant au passage le génie de son auteur (récompensé de trois Oscars en mars dernier), autant que celui de son interprète, caméléon jusqu’au-boutiste à qui le « mal fagotage » n’a jamais fait froid aux yeux. D’ailleurs, des peignoirs, Leo en a déjà vu passer quelques-uns. Parsemé de demi-lunes lorsque, rasoir au cou, il frôle la crise de nerfs dans Aviator. Rutilant d’un faste bientôt hors d’atteinte lorsque la police l’arrête dans Le Loup de Wall Street. Écarlate et ridiculement court lorsqu’il s’agit d’invectiver Charles Manson et sa bande de « hippies » dans Once Upon a Time… in Hollywood. Comme quoi, l’habit fait quand même, souvent, le moine.

Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson. Vendredi 27 mars à 21h10 sur Canal+.

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Source:

www.telerama.fr

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