À l’occasion de la 10ᵉ édition de la Fête du court métrage, qui a débuté le 25 mars, nous diffusons, pour une durée de quinze jours, quatre films que nous avons tant aimés. Dont cette autopsie de la fin d’un amour, avec Swann Arlaud… et des images animées.
Publié le 28 mars 2026 à 11h30
Issue de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, Céline Devaux utilise le dessin dans tous ses films. Soit pour de l’animation pure (le court métrage Le Repas dominical, récompensé d’un César après avoir été en compétition au Festival de Cannes), soit pour le mêler à des prises de vues réelles. Avant de concevoir le petit fantôme aux longs cheveux qui porte la voix intérieure de Blanche Gardin dans Tout le monde aime Jeanne (2022), son premier long métrage, la réalisatrice avait ainsi brillamment utilisé ses propres croquis dans Gros Chagrin, prix du meilleur court métrage à la Mostra de Venise en 2017.
Le film, jusque dans son utilisation des couleurs primaires, est une sorte de remake du Mépris de Godard, dans lequel une maison en Bretagne remplacerait la villa Malaparte de Capri, et la pop électronique de Flavien Berger, la BO lyrique de Georges Delerue. Pendant la fête qu’il a organisée pour ses 30 ans, un homme (Swann Arlaud, qui peut donc être crédible aussi en être odieux) se souvient de sa rupture cruelle avec sa compagne tant aimée (Victoire du Bois, très émouvante). Le passé est incarné par les acteurs alors que le dessin aux traits surréalistes, sous influence de Roland Topor, illustre le présent et ses angoisses. Avec de superbes trouvailles visuelles, notamment quand l’image est soudain envahie par des taches d’encre mouvantes…
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Source:
www.telerama.fr





