La Côte d’Ivoire confirme son offensive dans les industries extractives. Portée par le développement de son potentiel pétrolier et gazier, ainsi que par le regain d’intérêt pour son secteur minier, l’économie ivoirienne cherche à consolider sa place parmi les destinations africaines les plus attractives pour les investisseurs.
Présentant le bilan et les perspectives du secteur, ce lundi 23 mars 2026, le vice-Premier ministre, Téné Brahima Ouattara, a en effet mis en avant la montée en puissance du pays dans l’exploration et la production pétrolières, ainsi que l’attractivité croissante de son industrie minière. Selon les autorités, la Côte d’Ivoire figure désormais parmi les six principaux pôles mondiaux d’investissement dans l’exploration et la production pétrolières sur la période 2025-2026. Cette dynamique aurait permis d’attirer plus de 500 millions de dollars de capitaux sur la période.
Depuis la découverte du gisement Baleine en septembre 2021, le gouvernement a déjà ratifié 19 contrats de partage de production (CPP) avec différents opérateurs nationaux et internationaux. Treize autres contrats sont actuellement en cours de négociation, signe d’un intérêt soutenu des investisseurs pour le potentiel énergétique ivoirien.
Sur le volet minier, le pays affiche également des performances remarquées. Toujours selon les autorités, le classement 2025 du Fraser Institute place la Côte d’Ivoire au premier rang en Afrique de l’Ouest et au cinquième rang à l’échelle du continent en matière d’attractivité minière. Les indicateurs cités par le gouvernement présentent aussi le pays comme une destination de premier plan pour l’investissement dans le secteur aurifère.
Pour le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa, cette progression s’explique en partie par le succès de la Conférence et Exposition internationale des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE). Ce forum a réuni des délégations venues de plusieurs régions du monde, contribuant à renforcer l’image de la Côte d’Ivoire comme destination d’investissement dans les secteurs extractifs et énergétiques.
Dans cette dynamique, le gouvernement a lancé la deuxième édition du SIREXE, placée sous le thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ». À travers cette nouvelle édition, les autorités entendent approfondir la réflexion sur les besoins logistiques, industriels et structurels nécessaires à la transformation des ressources extractives en moteur de croissance durable.
L’enjeu, au-delà de la seule attractivité sectorielle, est de doter la Côte d’Ivoire — et, plus largement, le continent — des infrastructures capables de soutenir la chaîne de valeur extractive, d’améliorer la compétitivité des économies africaines et de favoriser une meilleure intégration régionale autour des ressources naturelles.
Source:
www.financialafrik.com





