Crise de l’eau persistante à Gaza : après trois ans de conflit, l’accès quotidien à l’eau reste largement insuffisant. L’ONU recommande environ 15 litres par personne et par jour comme seuil minimum, mais, selon les autorités de l’enclave sous contrôle de Hamas, la population n’en reçoit qu’à peine la moitié. Ce déficit touche de manière généralisée les quartiers et pèse sur la vie quotidienne de centaines de milliers de personnes.
Les installations essentielles au stockage, au traitement et à la distribution sont en grande partie hors service ou ont été détruites au cours des hostilités. Le réseau d’alimentation ne peut plus garantir des apports réguliers et les capacités des stations de pompage ainsi que des usines de traitement sont fortement réduites. En l’absence d’infrastructures fiables, les livraisons deviennent imprévisibles et insuffisantes pour couvrir les besoins élémentaires.
La pénurie d’eau a des conséquences directes pour l’hygiène, les soins de santé et la gestion des eaux usées : hôpitaux, centres de soins et services publics peinent à assurer leurs missions dans des conditions dégradées. Cette fragilisation du système augmente la vulnérabilité des groupes à risque, notamment les enfants et les malades, et complique les efforts visant à prévenir les problèmes sanitaires liés à un approvisionnement limité.
Pour retrouver un niveau d’approvisionnement conforme aux normes minimales, il faudra réparer et remettre en service les équipements endommagés, restaurer les capacités de traitement et renforcer les moyens de stockage. La coordination entre autorités locales, acteurs humanitaires et partenaires internationaux est essentielle pour accroître rapidement les volumes distribués. À court terme, la protection des infrastructures existantes et l’acheminement d’eau restent des priorités pour atténuer l’impact immédiat de cette crise durable.






