Gina Romero, rapporteuse spéciale de l’ONU, a lancé un appel fort en faveur de la protection de la dissidence politique en Zambie. Elle a demandé de « mettre fin immédiatement à la criminalisation de la dissidence politique » à la suite de la réélection du président Hakainde Hichilema et d’une série d’interpellations visant des figures de l’opposition, notamment Brian Mundubile, crédité de 38 % des suffrages et arrivé deuxième lors de la présidentielle.
Les arrestations signalées ont suscité l’attention de la communauté internationale et ravivent les débats sur l’espace politique et les libertés publiques dans le pays. Les autorités zambiennes ont été priées de garantir que les lois et procédures pénales ne soient pas utilisées pour étouffer la critique politique ou restreindre le droit de participer à la vie publique.
La demande de la rapporteuse spéciale met en lumière des enjeux institutionnels : la préservation du pluralisme, l’indépendance du système judiciaire et la nécessité d’un climat permettant la concurrence politique sans intimidations ni poursuites disproportionnées. Des organisations internationales et des observateurs suivent de près l’évolution de la situation, attentive à ses répercussions sur la stabilité démocratique et la confiance dans les processus électoraux.
Dans son appel, Gina Romero s’adresse directement aux autorités nationales afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour protéger les droits civils et politiques. Le suivi de la situation devrait inclure des rapports et analyses des mécanismes internationaux compétents, tels que l’Office of the High Commissioner for Human Rights, ainsi que des demandes de clarifications sur les motifs des détentions et des garanties procédurales pour les personnes concernées.






