Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies samedi à Zagreb pour réclamer l’évacuation et le nettoyage immédiat d’environ 35 000 tonnes de déchets dangereux découverts dans la région de Lika. Les manifestants ont dénoncé l’ampleur de la pollution et demandé des mesures rapides pour protéger les populations locales et les zones naturelles environnantes.
Les déchets identifiés comprennent notamment des matériels électroniques et des déchets médicaux, catégories reconnues comme présentant des risques pour la santé et l’environnement si leur gestion est défaillante. Le site de Lika, réputé pour ses espaces naturels, a particulièrement inquiété les riverains et les associations locales en raison de la sensibilité écologique de la zone et des conséquences potentielles sur les sols et les ressources en eau.
Une enquête judiciaire a été ouverte et vise dix personnes ainsi que quatre entreprises, soupçonnées d’avoir importé ces déchets depuis la Slovénie, l’Italie et l’Allemagne. Les autorités enquêtrices travaillent à établir les circuits d’acheminement et les responsabilités pénales et administratives éventuelles, tandis que des vérifications sont menées sur la conformité des opérations d’importation et de traitement des déchets impliquées.
Les rassemblements de la capitale ont mis en lumière les attentes de la population en matière de transparence et d’action rapide. Outre la demande d’un nettoyage effectif du site, les manifestants réclament des garanties sur le suivi sanitaire et environnemental, ainsi que des réponses sur la manière dont de tels volumes ont pu transiter et être stockés illégalement sur le territoire croate.
Au-delà de l’urgence locale, l’affaire soulève des enjeux plus larges sur la gestion transfrontalière des déchets au sein de l’Union européenne et sur les contrôles réglementaires applicables aux mouvements de déchets dangereux. Les prochaines étapes restent la poursuite de l’enquête, la définition d’un plan de dépollution et la mise en place d’un suivi indépendant des risques pour la santé et l’environnement.






