L’autre conséquence des incendies, ce sont les vacanciers qui désertent la Gironde, y compris dans des secteurs épargnés par les flammes. Des annulations en cascade, jusque dans le Médoc et le Libournais, parfois à 70 km du feu. Alors, les appels aux touristes à revenir sur les lieux dès que possible se multiplient. Reportage en Gironde, dans le bassin d’Arcachon, et à Biscarosse, dans les Landes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des magasins déserts, des terrasses vides en plein cœur de l’été… À Biscarrosse (Landes), les touristes ne sont pas au rendez-vous. « J’ai jamais vu Biscarrosse avec si peu de monde. Nous sommes venus en vacances assez souvent ici et à cette période de l’année, c’est noir du monde », constate un vacancier. Un autre abonde : « Il n’y a personne dans les restaurants. Les rues sont tranquilles. On a fait le marché ce matin, il n’y avait personne. C’était vraiment très, très calme. »
L’incendie n’a pas touché Biscarrosse plage. Pourtant, la saison d’été tourne au ralenti : clubs de surf et magasins de souvenirs attendent les clients. Cette semaine, Luc Guérin, restaurateur, voit son chiffre d’affaires en chute libre de moins 90% par rapport à l’an dernier. « Aux gens de l’extérieur, j’ai envie de leur dire de revenir nous voir, qu’ils seront bien accueillis et seront en sécurité, que tous les moyens ont été mis sur le territoire pour les accueillir sereinement », assure-t-il.
Une saison estivale compromise également sur le bassin d’Arcachon. Dans un établissement habituellement complet, seulement 40% des logements sont réservés ce soir. « La situation est normalisée, et non, la saison n’est pas terminée. Je pense qu’il y a une espèce de tourisme solidaire qui doit se mettre en place sur le bassin d’Arcachon, sans oublier les difficultés qu’auront nos collègues sur le nord-bassin », souligne Gilles Delpaux, le directeur de « Thalazur ».
Le mégafeu est stabilisé mais les conséquences continuent de peser sur l’économie locale. Les professionnels du tourisme espèrent désormais convaincre les vacanciers de revenir.
Source:
www.franceinfo.fr






