Publié le 03/05/2026 20:16
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Près de 20 000 personnes se sont réunies pour faire la fête sur un terrain militaire interdit et dangereux, du 1e au 3 mai. Deux obus ont été découverts et mis en sécurité. Le ministre de l’intérieur, qui s’est rendu sur place, a promis de durcir les sanctions.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Un obus impressionnant, d’une quarantaine de centimètres, affleure le sol de Cornusse (Cher). Cette munition non explosée a été trouvée en lisière du festival de musique techno qui se déroule depuis trois jours sur un terrain militaire près de Bourges. Les démineurs ont dû intervenir pour déplacer l’engin en lieu sûr. Dans la matinée du dimanche 3 mai, un éclat d’obus a été trouvé à proximité de l’immense rassemblement : 20 000 personnes, selon les autorités, sur un champ de tir de l’armée, un festival non déclaré.
Aucun incident majeur n’est à signaler pour l’instant, mais cinq personnes ont été conduites à l’hôpital, notamment pour avoir massivement consommé de la drogue. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, est venu sur place et durcit le ton. « C’est donc un rassemblement musical illégal. Pour que ça ne se reproduise plus, il faut durcir les sanctions. Il n’y a que ça que les gens comprennent, d’une manière générale », a-t-il déclaré.
Objectif du gouvernement : faire diminuer le nombre de rassemblements de ce type en France : 437 en 2023, 326 en 2024, et 337 en 2025, avec un projet de loi qui prévoit de faire de l’organisation d’une rave party un délit puni de deux ans d’emprisonnement. Aujourd’hui, c’est une simple contravention de 1 500 euros.
Dès la soirée de dimanche, en quittant le site à pied ou en véhicule, de nombreux festivaliers ont été contrôlés. Près de 2 000 amendes ont été dressées ce jour. Deux jeunes gens s’attendent à être verbalisés pour leur participation. « On va recevoir un courrier chez nous pour nous dire 135 euros d’amende, mais bon… On aimerait bien faire des teufs légales, sauf que quand on demande à faire des teufs légales, c’est toujours refusé », déplore une participante.
La plupart des festivaliers assurent qu’ils continueront à venir à ces rendez-vous musicaux et à les défendre. Près de Bourges, la rave party géante touche à sa fin sous un ciel menaçant.
Source:
www.franceinfo.fr





