Déjà arrêté en 2025, le poète et activiste Honoré Sitsopé Sokpor est à nouveau détenu depuis le 24 avril 2026, au Togo. Une situation que dénonce l’Alliance nationale pour le changement (ANC) dont le dénommé « Affectio » est membre. « On ne peut pas garder une personne en détention pour le motif qu’elle a pris des photos sur un chantier public », s’insurge Jean-Pierre Fabre, président de ce parti d’opposition.
Publié le : 04/05/2026 – 09:53
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Au Togo, le parti d’opposition l’Alliance nationale pour le changement (ANC) dénonce la détention arbitraire d’un de ses membres et exige sa libération. Honoré Sitsopé Sokpor, surnommé « Affectio », est détenu depuis le 24 avril 2026 à la gendarmerie d’Agoè-Nyivé sans avoir été présenté à un juge.
L’an dernier, il avait déjà été arrêté après la publication d’un de ses poèmes sur les réseaux sociaux et était devenu un symbole de l’opposition.
Cette fois, selon l’ANC, Affectio a été interpellé fin-avril alors qu’il prenait des photos d’un chantier situé non-loin du domicile de ses parents.
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« Il a été brutalisé et jeté par terre »
Pour le président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, il s’agit clairement d’une incarcération abusive et d’un harcèlement. « Quel est le danger de prendre des photos ? Est-ce que nous sommes dans un cadre de secret-défense ? Est-ce que le site sur lequel la photo a été prise est interdit ? On ne peut pas prendre des photos sur un chantier public ? Donc tout ça ne tient pas la route, dénonce-t-il au micro d’Alexandra Brangeon. Nous sommes toujours dans le cadre de violations abusives, de violations de la loi comme le Togo sait le faire depuis des décennies maintenant, vis-à-vis de l’opposition et vis-à-vis des citoyens, vous savez, ces pays où on brime tout le monde ».
Et de détailler : « Il a été brutalisé et jeté par terre et entrainé à la brigade de gendarmerie Agoè-Nyivé. Il n’a pas été présenté à la justice et ça fait plus d’une semaine qu’il est détenu en violation de la loi qui prescrit quatre jours au maximum. Qu’on le libère parce que c’est un motif non-valable ! On ne peut pas garder une personne en détention pour le motif qu’elle a pris des photos sur un chantier public. Ce n’est pas normal ! »
Source:
www.rfi.fr





