Le festival ouvrira le 8 mai, date qui marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Ce même jour, à 15h, une rencontre se tiendra à la Salle des fêtes, place de l’Hôtel de Ville, à Montaigu-Vendée.
Le choix de cette date donne un relief particulier à l’échange. Il ne s’agira pas seulement d’évoquer l’Histoire avec un grand H, mais de revenir sur ce qu’elle produit dans les vies ordinaires : des décisions, des silences, des ruptures familiales, parfois des gestes de courage. Et, plus difficile encore, des zones d’ombre.
Frédéric Albert, Benjamin Fogel et Renaud Leblond y présenteront trois livres très différents dans leur forme, mais reliés par une même question : comment raconter la guerre quand elle passe par des destins singuliers ?
Collaboration, déportation, Résistance : trois angles d’approche
Dans Ce bon Monsieur Paul (Éditions Taillandier), Frédéric Albert part d’une découverte intime. À la mort d’un proche aimé, il met au jour un passé longtemps enfoui : celui d’un jeune homme devenu collaborateur sous l’Occupation. Le récit interroge la mémoire familiale, le déni, mais aussi la possibilité — ou non — du pardon.
Benjamin Fogel, avec Les Évadés du convoi 53 (Gallimard), s’appuie sur l’histoire de son grand-père pour construire un roman autour d’un convoi de déportation parti de Drancy en 1943. Au cœur du livre : une évasion improbable, portée par la solidarité, dans un contexte où survivre relève déjà de l’exploit.
Renaud Leblond, dans Les Âmes combattantes (Éditions de l’Archipel), revient pour sa part sur les débuts de la Résistance intérieure. Son récit suit des agents clandestins engagés entre Londres et Lyon contre le nazisme, dans un univers fait de risques, de loyautés fragiles, de trahisons et de sacrifices.
En croisant enquête personnelle, récit familial et fresque historique, la rencontre mettra en regard plusieurs manières d’aborder la Seconde Guerre mondiale. Le sujet est connu, les dates le sont aussi. Mais que reste-t-il quand on descend à l’échelle d’une vie ?
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À Montaigu, cette discussion offrira ainsi un espace pour penser la mémoire autrement : non comme un bloc figé, mais comme une matière complexe, traversée par les récits, les héritages et les questions laissées ouvertes.
Le programme complet de l’édition 2026 ainsi que la liste des auteurs invités peuvent être consultés ici.
Crédit photo : Printemps du Livre de Montaigu
Par Clotilde MartinContact : mc@actualitte.com
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