Un rassemblement antifasciste a également été interdit par les autorités, qui veulent prévenir le risque d’affrontements entre les deux camps antagonistes.
Publié le 05/05/2026 17:37
Mis à jour le 05/05/2026 17:51
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La manifestation du Comité du 9-Mai a été interdite, selon des arrêtés publiés mardi 5 mai par la préfecture de police. Le groupuscule d’ultradroite avait programmé « une marche silencieuse » pour la journée du samedi 9 mai en l’honneur du militant d’extrême droite Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994 après s’être réfugié sur le toit d’un immeuble de Paris pour échapper à la police avant de faire une chute mortelle. Pour justifier cette interdiction, le premier arrêté rappelle la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon en février et souligne que l’année dernière, « plusieurs participants » avaient « dissimulé volontairement tout ou partie de leur visage sans motif légitime ».
« La manifestation s’inscrit dans un contexte politique tendu et très polarisé », ajoute cet arrêté signé par Patrice Faure, le préfet de police de Paris, et que des « actions violentes sont susceptibles de se produire dans l’espace public en marge ou à l’issue de la manifestation », d’autant que celle-ci devrait accueillir « des militants ultranationalistes parmi les plus radicaux et en provenance de plusieurs pays européens, notamment de la Hongrie, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Espagne et de l’Italie ». L’année dernière, « plusieurs manifestants ont arboré des symboles associés à l’idéologie néonazie » et des saluts nazis ont été observés.
En réaction, différents collectifs avaient prévus un rassemblement place du Panthéon afin d’organiser un « village contre l’extrême droite », qui s’inscrit dans un week-end de mobilisation « antifasciste » les 8 et 9 mai, sous le mot d’ordre « Pas de nazis dans Paris ». Ce dernier a également été interdit afin d’éviter un « affrontement entre des groupes antagonistes de l’ultragauche et de l’ultradroite », comme à Nantes en décembre 2025, à Rennes en janvier, à Toulouse ou à Paris en mars, détaille l’arrêté d’interdiction. Un troisième arrêté a en outre été pris par le préfet de police pour interdire une manifestation entre la place Saint-Michel et la place Denfert-Rochereau, le parcours « rendant inévitable la rencontre physique des deux cortèges et de leurs militants, créant ainsi un risque directe et imminent d’affrontements violents entre personnes aux opinions antagonistes ».
Source:
www.franceinfo.fr





