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Hantavirus sur un bateau de croisière : l'OMS soupçonne une transmission interhumaine


Publié le 05/05/2026 21:56



Mis à jour le 05/05/2026 23:18

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

L’inquiétude demeure pour les près de 150 passagers du bateau de croisière toujours immobilisé au large du Cap-Vert. Après les trois décès, deux cas d’hantavirus ont été confirmés et cinq sont suspectés. L’OMS soupçonne une transmission interhumaine.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

En combinaison intégrale, ces professionnels de santé viennent d’effectuer des prélèvements sur le navire de croisière pour détecter l’origine des contaminations. Bateau confiné, sur le pont, ces deux passagères masquées par précaution. Car l’OMS vient de l’annoncer, l’hantavirus à bord ne serait pas seulement transmis par des rongeurs, mais aussi directement entre humains. Un mode de contamination rarissime.

« Nous pensons qu’il peut y avoir une transmission entre humains pour ceux qui ont des contacts très étroits, comme les couples ou les personnes qui partagent une cabine », explique Maria Van Kerkhove, directrice du département de préparation aux épidémies et pandémies. Dans la soirée du mardi 5 mai, deux membres d’équipage malades, une personne cas contact, doivent être débarqués et évacués vers le Cap-Vert.

Le mois dernier, départ d’Ushuaïa en Argentine. Les premiers passagers à présenter des symptômes sont un couple de septuagénaires néerlandais. L’homme décède à bord, son corps est débarqué à Saint-Hélène. Son épouse, elle, prend un avion direction Johannesburg pour y être hospitalisée, mais succombe à son tour, positive à l’Hantavirus.

L’OMS cherche à retrouver les passagers du vol pour limiter toute propagation. Depuis dimanche, le bateau de croisière est ancré au large du Cap-Vert, toujours en quête d’un port d’accueil. Dernière option en date, les Pays-Bas ou bien plus proches, les Canaries, avec un accostage à Tenerife ou Las Palmas. Mais pour l’heure, l’Espagne refuse d’accueillir les 147 passagers tant que les prélèvements n’ont pas été analysés. Les habitants, eux, sont partagés. « Ça ne me ravit pas vraiment, je ne suis pas trop pour. Mais je comprends, il faut bien s’occuper d’eux » ; « Si c’est pour qu’ils puissent être soignés et que la situation soit sous contrôle, aucun problème » ; « Honnêtement, c’est une mauvaise idée parce qu’il pourrait contaminer des gens », réagissent plusieurs citoyens espagnols. Aucun nouveau cas contact symptomatique identifié aujourd’hui. Cet Américain, seul passager à donner des nouvelles, partage cette image souriant et en bonne santé.


Source:

www.franceinfo.fr

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