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Élections municipales : l'extrême droite préside désormais 13 intercommunalités, contre quatre auparavant

La droite traditionnelle et le centre-droit restent en tête devant la gauche, puis le centre, selon une étude d’Intercommunalités de France, révélée par France Inter.


Publié le 06/05/2026 12:11



Mis à jour le 06/05/2026 13:27

Temps de lecture : 2min

Un bulletin de vote pour le Rassemblement national des élections municipales de 2026. (GAIZKA IROZ / AFP)

C’est « un enseignement notable » des dernières élections municipales du mois de mars, « la percée de l’extrême-droite qui préside désormais 13 intercommunalités contre quatre auparavant », avance une étude d’Intercommunalités de France, la fédération qui représente ces agglomérations, métropoles et autres communautés de communes, que France Inter révèle mercredi 6 mai.

Dans le détail, le Rassemblement national est à la tête de six intercommunalités, notamment la communauté urbaine de Perpignan. L’UDR d’Éric Ciotti en contrôle trois, dont la Métropole de Nice, et Reconquête est à la tête d’une intercommunalité. Les trois restantes sont des intercommunalités apparentées à l’extrême droite, notamment souverainistes.

La droite traditionnelle et le centre-droit « assoient leur première place », devant la gauche, puis le centre, indique cette étude. La France insoumise, quant à elle, « préside désormais deux intercommunalités : le territoire de Plaine Commune et la communauté d’agglomération de Creil », détaille Intercommunalités de France. Par ailleurs, « une part non-négligeable des présidents sont sans étiquette ou divers ». La gauche perd plusieurs territoires dans le secteur de Clermont-Ferrand, Brest ou Alençon. À l’inverse, elle réussit à conserver les communautés de communes de Figeac et Tulle, malgré un revers électoral dans ces deux villes.

Contrairement aux idées reçues, le président de l’intercommunalité n’est pas forcément le maire de la ville la plus peuplée. Ainsi, « près de deux tiers, 61% des présidents, sont issus d’une autre commune que la ville-centre », indique cette étude. « Les règles de représentation des communes au sein des assemblées intercommunales, garantissant au moins un siège pour toutes les communes, a mécaniquement fait baisser le poids proportionnel de la commune la plus peuplée au sein du conseil », analyse Intercommunalités de France.

Un dispositif qui semble « garantir un équilibre entre la commune la plus peuplée et les autres communes » car « le profil type du président est dans la plupart des cas celui d’un maire issu d’une autre commune ». La Corse et les Outre-mer « sont les seuls territoires où la plupart des présidents sont issus de la commune la plus peuplée ». À l’inverse, « c’est dans les régions du grand quart Nord-Est que la part des présidents issus d’autres communes que la plus peuplée est la plus importante », notamment dans le « Grand Est à 67,1% » en « Île-de-France à 66,1% » et dans les « Hauts-de-France à 65,6 % ».

Enfin, les femmes présidentes de ces communautés de communes restent encore largement minoritaires. Même si la part des femmes présidentes a doublé en deux scrutins, passant de 7% en 2014 à un peu moins de 15 % cette année, « c’est insuffisant », reconnaît-on à l’association Intercommunalités de France. Ce scrutin reste l’échelon où les femmes sont les moins bien représentées. Moins d’un quart des maires élues il y a deux mois sont des femmes, 36% des députés à l’Assemblée nationale sont des femmes, même proportion au Sénat. La Normandie avec 27,5% de femmes présidentes d’une intercommunalité et la Bretagne 20%, sont « les bons élèves de la féminisation ». « À l’inverse, en Corse (5,3 %) et dans le Grand Est (8,7 %), moins d’un président sur dix est une présidente ».


Source:

www.franceinfo.fr

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