Jusqu’à présent, seuls les étudiants boursiers pouvaient accéder à ce tarif social dans les restaurants universitaires, au lieu de 3,30 euros. Les syndicats étudiants regrettent néanmoins que l’investissement soit insuffisant pour accueillir au mieux le surplus de fréquentation à venir.
Publié le 04/05/2026 06:30
Mis à jour le 04/05/2026 06:32
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C’était une promesse de Sébastien Lecornu au moment des négociations sur le budget. À partir de lundi 4 mai, tous les étudiants pourront manger pour 1 euro dans les restaurants universitaires. Jusqu’à présent, ce tarif social n’était réservé qu’aux boursiers, les autres payaient 3,30 euros. Désormais, ce sera donc 1 euro pour tout le monde. C’était une revendication des syndicats étudiants au vu de la précarité, qui touche énormément de jeunes.
Mais des inquiétudes pointent quant à l’organisation, avec une fréquentation qui risque d’augmenter dans des sites parfois déjà saturés. Anaïs était boursière, mais a perdu le statut il y a deux ans. Le retour du repas à 1 euro est donc une excellente nouvelle pour elle. « Ça fait une énorme différence ! Quand j’ai perdu la bourse, je suis moins allée [au restaurant universitaire]. J’ai réduit ma quantité de nourriture, raconte-t-elle. L’étudiante compte désormais « y aller midi et soir, tous les jours ».
Comme Anaïs, les étudiants pourraient être nombreux à aller plus souvent manger dans les restaurants universitaires, avec cette baisse des prix. Amélie, en master de géographie, qui bénéficiait déjà du repas à 1 euro en tant que boursière, craint la cohue. « La queue est déjà grande, déplore-t-elle. J’aime bien l’idée, mais je pense que ça ne va vraiment pas bien se faire. »
Cette hausse de la fréquentation a été évaluée à 12,5%. C’est pour cette raison que le gouvernement a débloqué une enveloppe de 50 millions d’euros : 35 millions pour compenser la perte de recettes entraînée par cette réduction du prix, le reste pour préparer les sites à accueillir plus de monde. « Cinq millions pour acheter des équipements, des fours, des tunnels de lavage, des petits travaux d’entretien des restaurants, cinq millions pour les agréments avec des structures de restauration dans des lieux où il n’y a pas de restaurant universitaire et cinq millions pour le recrutement de nouveaux agents », détaille Bénédicte Durand, la présidente du Cnous, la structure nationale qui gère ces aides sociales étudiantes.
204 personnes ont été recrutées, réparties entre les différents restaurants universitaires. Un investissement pas du tout à la hauteur, regrettent les syndicats étudiants. L’Union étudiante estime qu’il faudrait une rallonge dix fois plus importante pour que cette généralisation des repas à 1 euro se déroule dans les meilleures conditions.
Source:
www.franceinfo.fr






