Cet épisode d’échouage massif ne représente « qu’une partie visible de la mortalité totale en mer » car « environ un oiseau sur dix seulement atteindrait les plages », alerte la Ligue de protection des oiseaux, à l’origine de ce comptage, révélé lundi par le réseau ICI.
Publié le 13/04/2026 18:19
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Cet hiver, 45 014 macareux moines ont été retrouvés échoués, morts ou vivants, sur les plages de la côte atlantique française, a appris lundi 13 avril ICI auprès de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), selon son dernier comptage. Des relevés ont été faits sur les plages entre le 19 décembre 2025 et le 17 mars 2026 par des bénévoles de la LPO et par les membres du réseau Reoma (Réseau échouages oiseaux marins atlantiques, coordonné par la LPO).
Les macareux moines sont des oiseaux au bec coloré et au plumage noir et blanc. Ils représentent environ 96 % des oiseaux ramassés cet hiver sur le littoral atlantique. Ce chiffre de 45 014 peut s’expliquer par le nombre de tempêtes qui affaiblissent les oiseaux, ayant plus de difficultés à se nourrir, et qui ramènent les cadavres sur les plages. Selon l’association, les macareux échoués cet hiver ne représentent « qu’une partie visible de la mortalité totale en mer : environ un oiseau sur dix seulement atteindrait les plages ».
« Cet épisode d’échouage massif est rare, mais pas exceptionnel : un phénomène similaire avait déjà été observé en 2014, avec environ 50 000 macareux morts »
Camille Robert, responsable « oiseaux et mammifères marins » à la LPOà ICI
Parmi les lieux où les observateurs ont compté le plus d’oiseaux échoués, pour la Bretagne par exemple, il y a le littoral près d’Audierne, Concarneau, Lorient et la presqu’île de Quiberon. De nombreux oiseaux ont été retrouvés sur les côtes des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, de la Gironde, de la Charente-Maritime, de la Vendée, de la Loire-Atlantique et du Morbihan.
Les macareux nichent plus au nord, au Royaume-Uni, en Islande ou en Norvège, et passent l’hiver au large du golfe de Gascogne, loin des côtes. Ils se nourrissent de poissons, qu’ils vont chercher jusqu’à 40 mètres de fond. « S’il y a des vagues de dix mètres, il faut déjà qu’ils puissent nager et comme le poisson-fourrage est beaucoup plus profond, ils ont plus de difficulté à accéder à la nourriture, donc ils sont dénutris et sont poussés par les vents et les courants jusqu’à la côte », explique Antoine Chabrolle, spécialiste des oiseaux marins à la station marine de Concarneau, à ICI Breizh Izel.
Source:
www.franceinfo.fr





