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Attaques au Mali : "La faillite de la junte mise à nu"

À la Une de la presse, lundi : la situation toujours très instable au Mali après les attaques ce week-end des jihadistes du GSIM, alliés aux indépendantistes du Nord ; le début de la visite d’État du roi Charles III aux États-Unis pour les 250 ans de l’indépendance américaine ; une réunion très attendue à l’Assemblée nationale en France ; un exploit kényan ; et le roi mondial de la marmelade.

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À la Une de la presse, lundi 27 avril : la situation toujours très instable au Mali, après les attaques ce week-end des jihadistes du GSIM, alliés aux indépendantistes du Nord. « Solidarité avec le Maliba », le Grand Mali : pour Le Pays, ces « attaques coordonnées ne doivent pas être reléguées au rang d’un épisode de plus dans la routine tragique d’un conflit qui s’enlise depuis plus d’une décennie ». Selon le quotidien burkinabé, ce qui s’est passé ce week-end « démontre une capacité de planification, de synchronisation et de projection qui confirme l’existence d’une convergence opérationnelle entre des acteurs » dont les objectifs sont « pourtant différents. »

« La faillite de la junte mise à nu » : Le Djély voit dans la mort du ministre de la Défense Sadio Camara « tout un symbole », la preuve de « la faillite affligeante » du régime dirigé par Assimi Goïta. « On le dit depuis des lustres : la junte a échoué à restaurer la sécurité parce que la guerre à laquelle le Mali fait face n’est pas qu’une question de fous jihadistes uniquement mus par le désir d’instauration de la charia. Mais d’authentiques Maliens se percevant comme victimes de marginalisation, de pauvreté, d’injustices et de toutes formes de rejet et qu’en raison de cette spécificité, les armes seules ne sauraient être la réponse », assène le site d’info guinéen.

Le roi Charles III aux États-Unis pour « sauver (une) relation au bord de la rupture »

Également à la Une de la presse, le début de la visite d’État du roi Charles III aux États-Unis pour les 250 ans de l’indépendance américaine. Malgré la nouvelle tentative d’assassinat de Donald Trump, samedi soir, lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, cette visite royale est « maintenue ». Un déplacement qui se fera toutefois sous protection renforcée autour du roi Charles, selon The I. « Le Roi est un homme formidable, et nous nous en réjouissons. C’est une personne fantastique, un représentant exceptionnel et courageux », a réagi le président Trump, cité par The Times.

Une déclaration on ne peut plus cordiale à un moment où la « relation spéciale » entre Londres et Washington connaît de grosses turbulences. D’après The Wall Street Journal, le roi Charles se serait donné pour mission de « sauver (une) relation au bord de la rupture » et s’assurer qu’elle puisse « supporter deux ans de plus de présidence Trump ». Parmi les sujets qui fâchent, le quotidien américain évoque notamment « les informations selon lesquelles le Pentagone préparerait des plans pour sanctionner les alliés de l’Otan, en réexaminant le soutien apporté à leurs ‘possessions impériales’, dont le contrôle britannique des îles Malouines au large de l’Argentine ».

La presse américaine qui pointe du doigt une nouvelle fois des failles de sécurité présumées autour de Donald Trump. The Wall Street Journal, toujours, cite des clients du Hilton de Washington, où se déroulait le dîner des correspondants, affirmant avoir pu accéder au site par des points de contrôle situés dans les rues avoisinantes en présentant simplement leur invitation au dîner ou une copie d’invitation à l’une des réceptions organisées avant le dîner, sans que ces documents soient scannés ou qu’une pièce d’identité leur soit demandée. « Malgré la présence de hauts responsables de l’administration, le dîner des correspondants n’a pas bénéficié du niveau de sécurité maximal qui aurait débloqué la totalité des ressources fédérales », affirme de son côté The Washington Post.

Audiovisuel public : « 80 préconisations potentiellement éruptives »

En France, une réunion très attendue se déroule à l’Assemblée nationale, celle de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Après six mois d’audition et de débats houleux, les membres de cette commission doivent décider si oui ou non, ils publieront la synthèse du rapporteur ciottiste Charles Alloncle, dont plusieurs éléments ont déjà fuité dans la presse. Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque « 80 préconisations potentiellement éruptives, comme la fusion de France 2 et France 5 » ou encore de France 24 et France Info. Un sujet « hautement inflammable à un an de la présidentielle ».

D’après Le Figaro, l’échange entre députés s’annonce « tendu » et le document serait menacé de « censure » en raison de sa « tonalité offensive ». Mais pour le journal, « quoi que l’on pense des méthodes (de son) rapporteur, s’interroger sur le fonctionnement d’une entreprise publique financée chaque année à 4 milliards d’euros par les contribuables n’a rien de scandaleux », et « enterrer » ce rapport « serait, en revanche, inacceptable ». Libération, qui dénonce une « commission des sévices publics » indique que les syndicats, les salariés et la direction de France Télé et Radio France « se sont sentis dénigrés et redoutent désormais les répercussions politiques » de cette commission d’enquête

Une commission que le groupe Lagardère, propriété de l’industriel Vincent Bolloré, a tenté d’influencer, d’après Le Monde. Le journal fait état de « listes de questions envoyées » à des députés avant leurs échanges avec des auditionnés, questions dont la formulation s’inscrit, selon lui, « dans la même hostilité envers l’audiovisuel public que la plupart des auditions qui se sont tenues ». Exemple de question « suggérée  » à adresser à la patronne de France Télévisions : « Madame la présidente, comment justifiez-vous d’avoir violé la déontologie et les règles qui s’imposent à un fonctionnaire public de votre rang et de vos responsabilités ? », pour sa déclaration qualifiant CNews, propriété de Vincent Bolloré, de « média d’opinion » et de « chaîne d’extrême droite ».

« Briseurs de murs » et champion de marmelade

Du sport, pour terminer, avec l’exploit du Kényan Sabastian Sawe, premier athlète à courir un marathon en moins de deux heures dimanche à Londres. Franchir la ligne d’arrivée devant Buckingham Palace après 1 heure, 59 minutes et 30 secondes de course et pulvériser l’ancien record du monde établi par un autre Kényan, feu Kelvin Kiptum en 2 heures, 1 minute et 25 secondes en 2023, voilà qui méritait bien la Une du vénérable Financial Times.

Sabastian Sawe et l’Éthiopien Yomif Kejelcha, arrivé deuxième à 1h 59 minutes et 41 secondes, sont baptisés tous les deux les « briseurs de murs » par L’Équipe, qui attribue leur exploit à la « révolution technologique depuis une dizaine d’années avec les chaussures », ainsi qu’à « l’amélioration constante des méthodes d’entraînement, de récupération et de nutrition ».

À propos de nutrition – transition diabolique vers le bel hommage du Times à David Hinkins, vainqueur de l’édition 2026 du Concours mondial de marmelade, pour ses talents culinaires autant que pour sa ténacité, puisque ce nutritionniste pour ruminants fabrique des confitures depuis l’âge de dix ans et participe à ce concours depuis 11 ans.

Sa marmelade d’oranges de Séville et de fruits de la passion a enfin remporté le premier prix face à plus de 3 000 autres créations venues du monde entier. Rappelons que l’origine de la marmelade se trouve au Portugal, où a été mise au point une méthode de conservation des coings, appelés « marmelos » en portugais – à ne pas confondre, bien sûr, avec la confiture.

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Source:

www.france24.com

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